Les tarifs constatés à Brest
Brest : on relève 75 à 120 € pour un dépannage au bord de la route, 85 à 140 € pour un départ sur plateau. Dans ce prix : le déplacement, le chargement et les premiers kilomètres, une quinzaine environ. Après, comptez 1,20 à 2 € le kilomètre. Ces bornes servent à se repérer avant d’appeler. Le prix réel vous est donné ensuite, avant toute intervention, et il n’a rien d’obligatoire.
Deux critères, et deux seulement, font monter ou descendre le montant. Le créneau horaire, en premier : de 18 h à 8 h, le week-end et les jours fériés, la majoration relevée va de 35 à 60 %. Puis l’accès. Le cas qui revient ici, c’est un quai du port de commerce ou une rue en pente de Recouvrance, balayée par le vent d’ouest. Ce type d’accès se paie 10 à 50 € de manutention, parce qu’il demande du temps et parfois deux personnes.
La taille du deux-roues n’est presque jamais ce qui fait varier le montant : cale identique, sangles identiques. Ce sont les kilomètres et l’accès qui font l’écart. Tout figure sur la page prix d’un remorquage moto.
Ce que Brest change à une intervention deux-roues
Le sel, et ce qu’il fait à une machine
C’est le point le plus concret, et celui que les motards brestois connaissent le mieux. L’air marin attaque tout ce qui n’est pas protégé : cosses de batterie, connecteurs, câbles, maillons de chaîne, vis de carénage. Une machine qui dort dehors toute l’année à Brest vieillit plus vite qu’ailleurs, et une bonne partie des pannes électriques du secteur sont en réalité des problèmes de contact plutôt que de composant. C’est une bonne nouvelle : cela se nettoie sur place, sans chargement à payer.
Une ville en pente au-dessus de son port
Brest descend vers la Penfeld et vers la rade par des rues qui montent sérieusement, et le bas de la ville, du côté du port de commerce et de Recouvrance, se rejoint par des voies étroites et inclinées. Une moto en panne en haut ne se remonte pas ; en bas, il faut trouver où le camion peut se ranger sans bloquer un accès portuaire. Dire si l’on est en haut ou en bas, et dans quel sens descend la rue, fait gagner plusieurs minutes.
Le vent, et la pluie qui ne tombe pas droit
Le vent d’ouest n’est pas une image : sur les quais, sur les ponts et sur les esplanades dégagées, il couche une machine garée sur béquille latérale, et il complique le chargement. La pluie, elle, arrive de biais et rend glissants les marquages, les plaques d’égout et les bandes de peinture des carrefours. La chute typique du secteur n’est pas une chute de vitesse : c’est une roue avant qui part sur un marquage mouillé, à l’arrêt ou presque.
Les pannes les plus fréquentes à Brest
La batterie et les défauts de contact électrique arrivent largement en tête, pour la raison exposée plus haut. Le test se fait sur place et distingue en quelques minutes une batterie morte d’une cosse oxydée, ce qui change tout : dans le second cas, la machine repart sans pièce et sans remorquage.
Viennent ensuite la crevaison, la panne sèche sur les petites cylindrées, et les problèmes de chaîne, qu’un air salin entretient plus vite qu’ailleurs. Une chaîne cassée ou enroulée interdit de pousser la machine : elle part sur plateau. Ce qui se règle sans chargement est détaillé sur la page dépannage moto.
L’arrimage, et pourquoi il ne s’improvise pas
Le principe tient en trois pièces : une cale à rail qui bloque la roue avant, des sangles à cliquet à l’avant, une paire de sangles à l’arrière. Les sangles avant prennent appui sur les tés de fourche ou sur les ancrages prévus par le constructeur, jamais sur un guidon fin, jamais sur un carénage. La compression de la fourche reste modérée, juste assez pour plaquer la machine. Les machines tombées ou accidentées suivent une méthode différente, décrite sur la page moto accidentée.
Par vent fort, l’ordre change un peu : le dépanneur oriente le camion pour faire écran, sangle l’avant dès que la roue est bloquée, et ne laisse jamais la machine simplement calée le temps d’aller chercher quelque chose.
N165, N12 : l’intervention n’y est pas libre
La N165 vers Quimper et Lorient et la N12 vers Morlaix et Rennes sont des voies express gratuites de l’État, mais leur régime est le même que celui d’une autoroute concédée : un dépanneur privé n’y intervient pas. L’appel se fait par borne d’appel d’urgence ou par le 112, et c’est l’opérateur agréé du secteur qui vient. Sur les routes ordinaires du Finistère, les départementales et toute la voirie urbaine, l’intervention est libre.
Tant que la moto se laisse pousser, mettez-la sur la bande d’arrêt d’urgence ; ensuite, gilet sur le dos et abri derrière la glissière, jamais entre la machine et le trafic. Partout ailleurs, l’intervention est libre et notre réseau peut venir.
Ce que vous pouvez faire tout de suite
Premier geste, couper le contact, et le coupe-circuit s’il y en a un. Ensuite, si la machine se laisse encore pousser, sortez-la de la circulation avant toute chose : une moto à l’arrêt sur une chaussée se voit mal, bien plus mal qu’une voiture.
Ne relevez pas une machine tombée si elle ne gêne pas la circulation : c’est en la relevant qu’on casse un levier ou qu’on se fait mal au dos. Si c’est nécessaire, il faut être deux, une main sur la selle et une sur le guidon. Pendant ce temps, sortez la carte grise et photographiez la moto sous deux angles.
Autour de Brest
Sept communes de plus de 8 000 habitants sont à moins de quinze kilomètres, et la liste est courte parce que la géographie l’impose : Guilers à 4,8 km, Le Relecq-Kerhuon à 7,3 km, Guipavas à 8,1 km, Plouzané à 8,1 km, Saint-Renan à 9,3 km, Plougastel-Daoulas à 9,5 km et Plabennec à 11,7 km. Ensuite, il faut aller à Landerneau, à 17,8 km. Un transfert vers un garage de l’agglomération tient donc dans les kilomètres compris au forfait, mais un rapatriement vers Quimper, Morlaix ou Rennes sort largement de ce cadre : il se traite comme un transport planifié, chiffré au kilomètre avant la réservation.