Prix d’un enlèvement sur plateau à Fort-de-France
Les tarifs constatés sur la zone qui couvre Fort-de-France vont de 85 à 125 € pour le sur-place, et de 115 à 135 € pour l’enlèvement. Le forfait paie la venue du plateau, la mise en place de la machine et les dix à quinze premiers kilomètres ; ensuite le kilomètre se compte 1 à 2 €. Ces fourchettes disent l’ordre de grandeur et s’arrêtent là. Le montant réel vous parvient avant le déplacement, et rien ne vous oblige à l’accepter.
Deux facteurs, et pas davantage, expliquent la position dans cette fourchette. Il y a le moment de l’appel : de 18 h au lendemain 8 h, week-ends et fériés compris, on relève 30 à 60 % en plus. Puis l’endroit lui-même, avec une difficulté que le secteur connaît bien : un morne dont la rampe est trop raide pour charger, le camion attendant en contrebas. Il faut prévoir 10 à 50 € de manutention, le camion ne pouvant pas se mettre au contact.
Le montant ne suit pas le poids de la machine mais la route à faire et la difficulté d’y accéder : le chargement, lui, est identique du scooter au gros trail. Voir la page prix d’un remorquage moto.
Ce que Fort-de-France change à une intervention deux-roues
Les mornes, et les rampes qu’on ne remonte pas
Les quartiers de hauteur sont desservis par des voies dont la pente dépasse largement ce qu’on rencontre en métropole, avec des virages serrés et peu de place pour manœuvrer. Un plateau y monte au pas et y charge dans le sens de la montée, jamais en travers. Une machine immobilisée en haut d’un morne ne se pousse pas à la main jusqu’en bas : c’est dangereux et c’est inutile.
La pluie tropicale, et ce qu’elle fait en dix minutes
Une averse peut transformer une rue en ruisseau et remplir une ravine en très peu de temps. La chaussée devient alors grasse, chargée de terre et de feuilles descendues des hauteurs. C’est dans ce quart d’heure que se produisent la plupart des mises au sol, à petite vitesse et le plus souvent en descente. Après une grosse averse, laisser passer quelques minutes vaut mieux que de repartir immédiatement.
Une corrosion beaucoup plus rapide qu’en métropole
Chaleur, humidité permanente et air marin forment une combinaison redoutable pour un deux-roues. Les connecteurs verdissent, les chaînes s’usent, la visserie se grippe, et tout cela va deux à trois fois plus vite qu’en climat tempéré. Beaucoup de pannes électriques du secteur sont en réalité des défauts de contact, qui se règlent sur place.
Un axe unique vers le Lamentin
L’essentiel du trafic de l’agglomération se concentre sur la liaison entre Fort-de-France et Le Lamentin, saturée matin et soir. Une intervention à huit kilomètres peut donc demander bien plus de temps qu’à Paris pour la même distance. C’est le facteur qui pèse le plus sur le délai, avant même la difficulté d’accès.
Le centre, ses rues étroites et son stationnement
Le centre-ville, autour de la Savane et du marché, a des rues étroites, souvent à sens unique, et un stationnement très contraint aux heures de commerce. Un plateau y travaille en double file, donc rapidement. Préparer la carte grise et dégager la machine si elle roule encore raccourcit réellement l’intervention.
La saison cyclonique
De juillet à novembre, les épisodes venteux et pluvieux sont plus fréquents et peuvent rendre certaines voies temporairement impraticables, notamment dans les ravines. Un dépanneur ne s’engagera pas sur une chaussée submergée : dans ces périodes, mieux vaut mettre la machine à l’abri et convenir d’une intervention un peu plus tard que d’insister.
Les pannes les plus fréquentes à Fort-de-France
Les défauts de contact électrique et la batterie arrivent en tête, pour la raison exposée plus haut : le climat use les connexions bien plus vite qu’ailleurs. Le test se fait sur place et permet souvent de repartir sans pièce.
Suivent les chutes sur chaussée grasse après une averse, et l’usure de transmission, très accélérée par l’humidité. Une chaîne cassée interdit de pousser la machine : elle part sur plateau. Voir la page dépannage moto pour le reste.
Du sol au plateau : la marche à suivre
Trois pièces suffisent, et elles sont toujours les mêmes : une cale à rail pour immobiliser la roue avant, deux sangles à cliquet à l’avant sur les tés de fourche ou les anneaux d’origine, deux sangles à l’arrière contre le recul. Le seul réglage qui demande de l’expérience est la tension : assez pour plaquer la moto, pas assez pour écraser la fourche. Si la machine est accidentée, la méthode change et se trouve sur la page moto accidentée.
Sur un morne, le camion se place toujours pour charger dans le sens de la montée, et l’opérateur cale ses appuis avant de descendre la rampe. Sur une pente forte, c’est ce calage préalable qui fait toute la différence.
Les voies rapides de l’agglomération
Les sections aménagées en voie express entre Fort-de-France et Le Lamentin relèvent d’un régime particulier : un dépanneur privé n’y intervient pas. On y appelle par borne d’appel d’urgence ou par le 112, et c’est l’opérateur agréé qui vient. Sur les routes territoriales, les rues des mornes et toute la voirie communale, l’intervention est libre.
Garez la machine aussi loin que possible du flot, enfilez votre gilet, et attendez derrière la glissière sans jamais revenir vers la moto. Sur la voirie urbaine et départementale, l’intervention se fait sans aucune de ces contraintes.
Ce qui se règle sans attendre
On coupe le contact, on regarde l’endroit, on décide. Machine mobile et endroit exposé : on dégage. Machine bloquée : on n’insiste pas, on se met soi-même en sécurité et on attend.
Machine couchée et hors du passage : rien à faire. Machine couchée en travers : deux personnes, une à la selle, une au guidon, et surtout pas de traction sur un rétroviseur. Dans les deux cas, sortez la carte grise et prenez deux photos.
Autour de Fort-de-France
Cinq communes de plus de huit mille habitants sont à moins de quinze kilomètres : Schœlcher à 3,4 km, Saint-Joseph à 4,9 km, Gros-Morne à 7,8 km, Le Lamentin à 8,7 km et Ducos à 13,3 km. Toutes tiennent dans les kilomètres compris au forfait. La réserve n’est pas kilométrique mais horaire : aux heures de pointe, le trajet vers Le Lamentin prend beaucoup plus longtemps que sa distance ne le laisse supposer, et c’est ce qu’il faut avoir en tête au moment de choisir un garage de destination.