Ce que coûte un enlèvement deux-roues à La Courneuve
À La Courneuve comme ailleurs sur la zone, tout se joue entre 80 à 125 € pour une remise en route et 95 à 135 € pour un départ sur plateau. Ce prix inclut la sortie du plateau, l’arrimage de la machine et dix à quinze kilomètres. Le kilomètre supplémentaire est à 1 à 2 €. Ce ne sont pas des prix affichés. Ce qui vous sera demandé vous est communiqué avant le déplacement, et vous décidez ensuite.
Deux éléments suffisent à expliquer l’écart entre le minimum et le maximum. Le premier élément est l’horaire. Nuit, week-end et jours fériés ajoutent 30 à 60 % au montant de base. Puis l’endroit d’où il faut extraire la machine, souvent une dalle piétonne au-dessus d’un parking, dont les accès véhicules sont condamnés par des plots. Dans cette configuration, la manutention vaut 10 à 50 € en plus du forfait de transport.
Le déplacement à vide, quand la moto a finalement redémarré avant l’arrivée du camion, se discute au téléphone dès l’appel. C’est le seul poste vraiment variable d’un dépanneur à l’autre. Voir la page prix d’un remorquage moto.
Ce que La Courneuve change à une intervention deux-roues
Les Six-Routes, un carrefour qui n’en est pas un
Six voies importantes se rejoignent en un seul point, avec des feux décalés, des îlots et des tourne-à-gauche interdits. Une machine immobilisée dans cet ensemble n’est visible d’aucune des branches. Si elle se pousse encore, il faut la sortir vers une rue adjacente avant même de décrocher le téléphone.
Une commune plate, et ce que cela permet
Le relief est presque nul sur l’ensemble du territoire. Pousser un scooter sur deux ou trois cents mètres y est réellement faisable, seul, et cela suffit souvent à rejoindre une rue où le camion travaillera vite. Sur une commune de coteau, la même distance serait hors de question.
Le grand parc, et ses allées interdites aux véhicules
Un parc départemental de plusieurs centaines d’hectares occupe le nord de la commune, avec des allées goudronnées ouvertes aux promeneurs et fermées aux voitures. Un deux-roues arrêté à l’intérieur rejoint la première grille à la main. La distance peut être longue : l’annoncer permet de prévoir le temps et le montant.
Les cheminements piétons au-dessus des parkings
Plusieurs ensembles d’habitation s’organisent autour de plateformes piétonnes bordées de plots et de bornes, sous lesquelles se trouvent les stationnements. Le camion reste à la périphérie du quartier. C’est le bâtiment et le porche qui situent l’adresse, pas le nom de la voie.
Les passages sous les voies ferrées
Le sud de la commune est franchi par des ouvrages ferroviaires bas et étroits, où deux véhicules se croisent difficilement et où l’eau s’accumule après un orage. Ce sont des points de passage obligés : si l’un est fermé, le détour est réel et le dépanneur le dira.
Des rues qui changent de nom en franchissant l’autoroute
Plusieurs voies continuent au-delà des grands axes sous un autre nom et avec une numérotation qui repart. Une adresse donnée sans le côté peut envoyer le camion à un kilomètre. Précisez toujours de quel côté de l’autoroute vous vous trouvez.
Des avenues larges, et peu de repères la nuit
Les grands axes de la commune sont rectilignes, bordés de longs linéaires sans commerce, et se ressemblent beaucoup une fois la nuit tombée. Un numéro donné seul ne suffit alors pas à situer une machine. Le mieux est de nommer le dernier carrefour franchi et ce qui se trouve en face de vous, même s’il s’agit d’un mur.
Le marché, et le samedi matin
Le marché occupe une partie du centre plusieurs matinées par semaine, et le stationnement disparaît sur tout son pourtour. Le point de chargement se décale alors d’un bloc, vers une rue perpendiculaire. Le dépanneur le sait, mais une confirmation lui évite d’essayer.
Les pannes les plus fréquentes à La Courneuve
La batterie arrive en tête, sur un parc composé pour l’essentiel de scooters de trajet qui stationnent dehors en permanence. Le test sur place règle la question sans chargement dans une bonne partie des cas.
Viennent ensuite les crevaisons, fréquentes sur des chaussées empruntées par du trafic lourd, les chutes à basse vitesse dans les passages sous voies mouillés, et les démarrages impossibles l’hiver. La page dépannage moto détaille ce qui se règle au bord de la route.
L’arrimage, geste par geste
Ce qui immobilise la machine, ce ne sont pas les sangles mais la cale à rail qui pince la roue avant. Les sangles à cliquet viennent après, deux devant, deux derrière, et servent à empêcher la moto de quitter sa cale. Une machine tombée relève d’une autre procédure, exposée sur la page moto accidentée.
Sur une chaussée plane et large, le chargement est l’un des plus simples du secteur : la rampe repose à plat, la machine monte droit, et l’essentiel du temps passé l’a été avant, pour atteindre la moto.
A1, A86, N301 : qui intervient où
Les autoroutes qui traversent la commune et leurs bretelles sont fermés au dépannage privé. On prévient par le 112, ou par la borne d’appel la plus proche, et l’opérateur agréé du secteur vient. En revanche, la N301, les avenues, les rues des quartiers et l’ensemble de la voirie communale sont accessibles à un dépanneur du réseau, sans condition particulière.
Ce qu’il faut faire sur ces axes se résume à deux gestes, et ils sont les mêmes partout. La consigne tient en trois mots : machine à l’écart, gilet, derrière la glissière. Sur la voirie communale et départementale, en revanche, notre réseau intervient sans aucune contrainte.
Les réflexes qui font gagner du temps
On coupe, on regarde, on décide. Machine mobile et endroit exposé : on dégage. Machine bloquée : on n’insiste pas, on se met soi-même en sécurité et on attend.
Le relevage se fait à deux ou ne se fait pas. Les appuis sont la selle et le guidon, dans cet ordre, et jamais une pièce d’habillage. Si la moto ne bloque rien, la question ne se pose même pas : carte grise et photos.
Autour de La Courneuve
Quatre-vingt-neuf communes de plus de huit mille habitants sont à moins de quinze kilomètres : Le Bourget à 2,2 km, Saint-Denis à 2,4 km, Aubervilliers à 2,5 km, Dugny à 2,6 km, Stains à 2,8 km, Drancy à 3,5 km, Pierrefitte-sur-Seine à 4,0 km et Le Blanc-Mesnil à 4,4 km. Un transfert vers un atelier deux-roues tient toujours dans les kilomètres compris au forfait, et le terrain plat rend l’approche plus simple qu’ailleurs.