Quels tarifs pour un remorquage moto en Isère
Dans l’Isère, la même grille s’applique du premier au dernier canton : 80 à 120 € pour une remise en route, 95 à 140 € pour un enlèvement.
- Dépannage sans plateau : 80 à 120 €
- Enlèvement, quinze kilomètres compris, dix à quinze kilomètres inclus : 95 à 140 €
- Kilomètre au-delà du rayon : 1,20 à 2 €, qui décroît passé une cinquantaine de kilomètres
- Majoration hors heures ouvrables : + 35 à 60 %
- Supplément de manutention : 10 à 50 €
Ce prix couvre trois temps : arriver, sangler, rouler jusqu’à quinze kilomètres. Le quatrième, le trajet long, se compte 1,20 à 2 € du kilomètre. Le territoire mesure 132 kilomètres dans son plus grand axe : c’est la destination, et non l’endroit de la panne, qui fait monter le total.
De nuit, la majoration est de 35 à 60 % ; celle d’accès, 10 à 50 €, ne tombe que si le dépanneur doit manœuvrer, ce qui arrive avec une route de col fermée par barrière une partie de l’hiver.
Il n’y a rien d’arrêté ici. Un chiffre vous est proposé en amont, et vous décidez seul de la suite à lui donner. Chaque ligne est reprise et expliquée sur la page des tarifs.
Cinq situations concrètes et leur coût
Une casse mécanique sur une route de l’Oisans
Les routes qui remontent vers les hauts massifs sont longues, étroites et fermées par barrière une partie de l’hiver. La machine part au forfait de 95 à 140 €, et il faut compter les kilomètres au-delà des quinze inclus, à 1,20 à 2 €, le tarif kilométrique le plus élevé du lot avec le Pas-de-Calais.
Un scooter à plat sur un parc-relais de l’agglomération
Les pôles d’échange de la cuvette grenobloise voient passer beaucoup de deux-roues, et les batteries y souffrent du froid. Une machine qui ne démarre plus le soir se réveille au bord de sa place de stationnement, 80 à 120 €, contrôle de charge inclus.
Un deux-roues immobilisé sur une plateforme logistique du Nord-Isère
Autour de L’Isle-d’Abeau et de Villefontaine, les entrepôts s’alignent sur des kilomètres, tous clôturés. L’intervention est simple une fois à l’intérieur, mais l’entrée suppose une autorisation : c’est l’attente au poste de garde qui justifie le supplément d’accès de 10 à 50 €.
Une chute sans gravité dans un lacet de montagne
Une machine roulante mais inutilisable est tirée au treuil jusqu’au premier élargissement, sans forcer sur la direction. Le point à connaître est autre : en altitude, la température chute vite dès que l’on s’arrête, et il faut se couvrir avant d’attendre, même en plein été.
Un transfert du Nord-Isère vers un atelier grenoblois
De Bourgoin-Jallieu à Grenoble, il y a cinquante-huit kilomètres ; de Vienne, soixante-quinze. Ces trajets sortent largement du forfait, et un atelier de Bourgoin ou de Vienne fait une différence de plusieurs dizaines d’euros.
Ce que la géographie de l’Isère change à une intervention
Quarante et un pour cent de part urbaine seulement
C’est l’un des chiffres les plus bas du lot, et il surprend pour un département qui compte une métropole. La raison tient à la surface : sept mille huit cent soixante-dix-neuf kilomètres carrés, dont une large part en montagne, avec cinq cent douze communes dont vingt-quatre seulement dépassent huit mille habitants.
Un département qui monte à plus de mille cinq cents mètres
L’Oisans, le Vercors et la Chartreuse ne sont pas des collines. L’altitude change deux choses concrètes : la température au point d’arrêt, qui peut être hivernale en toute saison, et l’état de la chaussée, qui dépend de l’exposition et de l’heure. Le délai annoncé en tient compte, et il n’est jamais celui de la plaine.
Cent trente-deux kilomètres d’étendue, de Chasse-sur-Rhône à l’Oisans
Le département va du couloir du Rhône aux glaciers. Ces deux extrémités n’ont rien en commun : d’un côté une plaine industrielle traversée d’autoroutes, de l’autre des routes de haute montagne. C’est le contraste le plus fort du lot après celui du 06.
Un Nord-Isère qui fonctionne avec Lyon plus qu’avec Grenoble
Vienne, Bourgoin-Jallieu, L’Isle-d’Abeau et Villefontaine sont à moins d’une heure de Lyon et à plus d’une heure de leur préfecture. Beaucoup de motards y font entretenir leur machine dans le Rhône : le trajet est chiffré au kilomètre et il sort du département, ce qui ne pose aucune difficulté mais doit être dit à l’appel.
Des routes de vallée qui se ferment l’hiver
Plusieurs itinéraires d’altitude sont barrés une partie de l’année, et d’autres ne sont praticables qu’équipés. Ce n’est pas un obstacle à l’intervention mais un paramètre d’itinéraire : dites le nom du dernier village traversé et l’altitude approximative, cela vaut mieux qu’une distance à vol d’oiseau.
Où part la moto une fois chargée
Depuis Grenoble, Fontaine est à trois kilomètres, Saint-Martin-d’Hères, Échirolles et Seyssinet-Pariset à quatre, Saint-Égrève à six, Meylan à sept, Voiron à vingt-quatre. Puis le saut est brutal : Bourgoin-Jallieu est à cinquante-huit kilomètres, L’Isle-d’Abeau à soixante et un, Villefontaine à soixante-cinq, Vienne à soixante-quinze, Saint-Maurice-l’Exil à soixante-dix-sept, Chavanoz à soixante-dix-huit, Saint-Clair-du-Rhône à soixante-dix-neuf, Villette-d’Anthon à quatre-vingt-deux et Chasse-sur-Rhône à quatre-vingt-trois.
L’agglomération grenobloise tient dans le forfait, et le Nord-Isère en sort complètement. Pour une panne dans le couloir du Rhône, viser un atelier de Vienne ou de Bourgoin plutôt que de faire remonter la machine à Grenoble : à 1,20 à 2 € du kilomètre, l’écart dépasse largement la centaine d’euros.
La dépose se fait au garage, chez le concessionnaire ou à votre adresse. Dans ce dernier cas, prévenez si la rue est étroite ou si l’accès passe par un portail.
Ce qui change entre la plaine du Rhône et la haute montagne
Dans le Nord-Isère, le terrain est plat, industriel et bien desservi : autoroutes, zones logistiques, ronds-points, voies larges. Le camion circule vite et se range partout ; la seule contrainte est l’accès aux sites clôturés, qui se règle par un appel au gardien avant l’arrivée.
En altitude, plus rien de cela n’est vrai. La route est unique, elle monte, et le temps de parcours n’a aucun rapport avec le kilométrage affiché. Le point qui compte pour le motard n’est pas le délai mais la température : à mille cinq cents mètres, une attente de quarante minutes sans bouger se ressent durement, même en juillet. Couvrez-vous avant d’appeler, et donnez le nom du dernier village traversé plutôt qu’une position approximative.
A43, A48, A480 : qui intervient sur les voies rapides
L’A7, l’A41, l’A43, l’A46, l’A47, l’A48, l’A49, l’A51 et les sections à chaussées séparées de la N85, de la N87 et de la N481 n’autorisent qu’un seul intervenant, celui du tronçon, appelé par borne d’urgence ou par le 112. Partout ailleurs, et notamment sur la N85 dans ses parties ordinaires, les routes de l’Oisans et les départementales du Vercors, un professionnel indépendant intervient sans restriction.
Reste le point que l’on oublie sous le coup de la panne, et qui est pourtant le premier. La règle tient en trois gestes : gilet, écartement de la machine, attente à l’abri. Aucun des trois ne prend plus de trente secondes, et ils comptent tous.
Le chargement et l’arrimage, dans le détail
Un chargement qui ne laisse pas de trace
Compter un quart d’heure, rarement moins. L’essentiel de ce temps passe dans le réglage des quatre sangles à cliquet, la cale à rail étant, elle, engagée en quelques secondes. Une moto abîmée suit une autre marche, décrite sur la page moto accidentée.
Un seul interlocuteur pour les cinq cent douze communes
Une seule équipe tient tout le département, du chef-lieu au dernier village. Cela veut dire qu’un même dossier suit la machine de l’endroit où elle s’est arrêtée jusqu’à celui où elle sera réparée.