Ce qu’une immobilisation coûte à Morez
Il n’y a que deux dénouements possibles à une panne, et chacun a son montant : 75 à 120 € pour le premier, 85 à 140 € pour le second. Le second montant règle l’approche du camion, l’arrimage complet et dix à quinze kilomètres de transport. Au-delà, 1,20 à 2 € le kilomètre. Ces fourchettes décrivent ce qui se pratique alentour, pas votre facture. La vôtre vous est communiquée avant la mise en route du plateau.
Deux choses, et pas davantage, tirent le montant vers le haut. D’abord l’heure : une sortie hors des horaires de bureau, week-end et jours fériés inclus, se paie 35 à 60 % de plus. Puis l’accès, dont l’illustration la plus parlante du coin est un viaduc de la descente, sans un mètre d’accotement sur toute sa longueur. Une sortie de ce type demande 10 à 50 € de manutention, le temps de mener la machine jusqu’au camion.
Deux postes seulement viennent s’ajouter au forfait : les kilomètres hors du rayon compris, et la manutention lorsque l’accès l’impose. Rien d’autre. Voir la page prix d’un remorquage moto.
Ce que Morez change à une intervention deux-roues
Un nom officiel que personne n’emploie
Depuis 2016, la commune s’appelle Hauts de Bienne et réunit trois anciens villages. Les habitants, les commerces et les panneaux disent toujours Morez, et les applications de navigation hésitent entre les deux. Donnez le nom du quartier ou du hameau, jamais celui de la commune seul : c’est la précision qui évite un détour de dix kilomètres.
Une ville longue et large de rien
Le bâti tient entre deux versants quasiment verticaux, avec une rue principale et quelques voies qui s’en détachent en montant. Il n’existe pratiquement aucun endroit plat où garer un camion sans gêner la circulation. Le chargement se fait donc souvent à un carrefour ou sur un élargissement précis, que le dépanneur connaît et qu’il vous indiquera.
La descente sur la ville, et l’endroit où l’on ne s’arrête pas
Les deux accès routiers principaux arrivent par une pente longue et soutenue, avec des virages resserrés et un parapet côté vide. Une machine immobilisée dans cette descente est très mal placée, parce que les véhicules qui suivent freinent déjà. Tant qu’elle roule, il faut la mener jusqu’au bas de la pente avant de téléphoner.
Les viaducs, l’ombre et le vent qu’ils créent
Les ouvrages ferroviaires qui enjambent la ville laissent des zones que le soleil n’atteint jamais, et où l’humidité reste toute l’année. La chaussée y est plus froide de plusieurs degrés qu’à cent mètres. En hiver, c’est là que la plaque se forme en premier, et c’est là que les deux-roues tombent.
Ce qu’un hiver jurassien fait à une batterie
À sept cents mètres d’altitude, une machine qui dort dehors de novembre à mars perd sa charge bien plus vite qu’en plaine. C’est le premier motif d’appel du secteur au printemps, et il se traite très souvent sans chargement. Le test sur place départage l’accumulateur fatigué du circuit de charge défaillant.
La route de la station, et son trafic de fin de semaine
L’axe qui monte vers le plateau et les remontées mécaniques est chargé les samedis d’hiver et les week-ends d’été. Il est étroit, sans bas-côté praticable sur de longues sections, et le dépassement d’un camion à l’arrêt y est difficile. Le dépanneur préférera un point de rendez-vous à une entrée de village plutôt qu’une intervention en pleine côte.
Les cours d’ateliers, et les passages sous porche
La ville s’est construite autour de petits ateliers, et beaucoup d’immeubles ont une cour intérieure accessible par un passage étroit. Beaucoup de deux-roues y sont garés à l’année. Un plateau n’y entre jamais : la machine sort à la main jusqu’à la rue, et c’est une manutention qu’il vaut mieux annoncer à l’appel.
Les pannes les plus fréquentes à Morez
La batterie passe largement devant, pour la raison d’altitude évoquée plus haut. Suivent les chutes à basse vitesse, presque toujours sur des chaussées ombragées et humides, et rarement liées à la vitesse.
Le reste se répartit entre les crevaisons, les freins fatigués par les longues descentes, et les surchauffes l’été sur les machines anciennes prises dans la montée vers le plateau. La page dépannage moto détaille ce qui se règle sans plateau.
Du bord de route au plateau
Selon que la moto avance ou non, elle est poussée ou tirée au treuil, puis immobilisée. C’est la cale à rail qui la tient droite ; les sangles à cliquet la maintiennent basse. Un professionnel du deux-roues ne prend jamais appui sur une coque. Le chargement après accident fait l’objet d’une page à part, la page moto accidentée.
Dans une rue en pente, le camion se place systématiquement en travers d’un élargissement plutôt que dans l’axe : c’est la seule façon d’obtenir une rampe qui ne change pas d’angle sous la machine.
N5, D69, D126 : qui intervient où
Il n’y a pas d’autoroute dans le secteur, et la voie rapide la plus proche est très loin. En revanche, les tunnels routiers de la descente et leurs abords immédiats ne se dépannent que par l’opérateur agréé, que l’on appelle depuis une borne d’appel d’urgence ou par le 112. La nationale hors ouvrages, la route du plateau, les voies des anciens villages et l’ensemble de la voirie communale relèvent du dépannage privé sans aucune réserve.
Sur un axe fermé au privé, ce qui compte n’est plus la panne mais l’endroit où vous vous tenez. Sur ces voies, trois choses et pas une de plus : la machine hors de la circulation tant qu’elle se pousse, un gilet, et l’attente derrière la glissière. Sur la voirie ordinaire de la commune, rien de cela ne s’applique.
Trois choses à régler pendant l’attente
Le contact, puis le coupe-circuit s’il y en a un. Après cela, une seule chose importe : savoir si l’endroit vous expose. Une machine qui roule encore n’a rien à faire sur une voie passante.
Rien n’oblige à redresser une machine pour faire propre. Hors du flot, elle patiente sans conséquence ; en travers, elle demande deux paires de bras et aucune traction sur l’habillage. Le reste de l’attente va aux papiers et aux photos.
Autour de Morez
C’est la couronne la plus dégarnie du lot : Morbier à 4,9 km, Les Rousses à 6,3 km, et ensuite plus rien avant Saint-Claude, à quinze kilomètres. Aucune commune de plus de huit mille habitants à moins d’un quart d’heure, et la première ville de taille moyenne est à quarante kilomètres. La conséquence est nette : un transfert vers un atelier deux-roues sort du rayon compris au forfait dès qu’on vise autre chose que le secteur immédiat. Le montant total vous est annoncé avant le départ, garage de destination inclus dans le calcul.