Quels tarifs pour un remorquage moto dans les Yvelines
Dans les Yvelines, une panne ne peut finir que de deux façons, et chacune porte son chiffre : 90 à 130 € quand la mécanique cède sur place, 105 à 130 € quand il faut emmener la machine.
- Intervention sans transport : 90 à 130 €
- Chargement et transport, dix à quinze kilomètres inclus : 105 à 130 €
- Chaque kilomètre en plus : 1 à 1,80 €, revu à la baisse au-delà d’une cinquantaine de kilomètres
- Majoration nocturne et dominicale : + 30 à 50 %
- Approche contrainte : 15 à 50 €
Ce forfait absorbe l’approche du camion, l’arrimage intégral et quinze kilomètres de transport. Le kilomètre supplémentaire est à 1 à 1,80 €. Sur 71 kilomètres, une dépose à dix minutes et une dépose à l’autre bout n’ont pas le même prix, et personne ne prétend le contraire.
Hors heures de bureau, 30 à 50 % de plus ; et 15 à 50 € quand il faut aller chercher la machine dans une propriété de fond de vallée desservie par un chemin privé sans aire de retournement.
Des repères, non des prix fermés. Le vôtre vous parvient avant que le plateau ne quitte son point de départ. Le détail des fourchettes et de leurs variations est sur la page des tarifs.
Cinq appels, cinq factures
Une casse moteur sur une route de plateau, loin de tout
Au sud et à l’ouest, les routes traversent des plateaux cultivés où la première commune peut être à sept ou huit kilomètres. La machine part au forfait de 105 à 130 €, et si l’atelier visé se trouve du côté de Versailles, il faut compter les kilomètres au-delà des quinze inclus, à 1 à 1,80 €.
Un scooter qui ne démarre plus sur un parking de gare
Le département compte de nombreuses gares de banlieue avec leurs parcs à deux-roues saturés. La remise en route sur place, 90 à 130 €, y est la solution la plus fréquente : la machine est souvent bloquée par d’autres, et un chargement suppose de dégager d’abord.
Une moto à récupérer dans une propriété de fond de vallée
Les vallées de la Mauldre, de la Vaucouleurs et de la Bièvre comptent des accès privés étroits, sans aire de retournement. Le plateau reste sur la route et la machine est amenée jusqu’à lui : 15 à 50 € de supplément d’accès s’ajoutent alors au forfait.
Un deux-roues immobilisé sur une aire de covoiturage
Les échangeurs du département comptent plusieurs aires où les motards laissent leur machine à la journée. Une batterie à plat au retour y est le cas type : relance et contrôle de charge sur place, 90 à 130 €. Ces aires sont bien accessibles au camion, ce qui en fait l’une des rares situations du département sans supplément d’accès.
Une chaîne de distribution qui lâche sur une route de vallée
Les vallées de la Mauldre et de la Vaucouleurs sont des itinéraires de balade très fréquentés le week-end. Une casse mécanique y immobilise la machine sur place, sans réparation possible au bord de la route : c’est le forfait de 105 à 130 €, majoré des kilomètres si l’atelier est du côté de Versailles.
Ce que la géographie des Yvelines change à une intervention
Deux cent cinquante-neuf communes, et quarante-six seulement au-dessus de huit mille habitants
Le chiffre dit tout : les Yvelines sont un département à deux visages. Les grandes communes se concentrent à l’est, contre la limite des Hauts-de-Seine, et le reste du territoire est fait de bourgs. Le temps d’approche n’a donc rien à voir d’un bout à l’autre, alors que le tarif, lui, est le même.
Soixante-onze kilomètres d’étendue
D’Allainville, tout au sud, à Notre-Dame-de-la-Mer, à l’extrême nord-ouest, il y a soixante et onze kilomètres à vol d’oiseau et bien davantage par la route. C’est la raison pour laquelle la commune de dépose est demandée dès le premier appel : elle pèse souvent plus que la commune de la panne.
La vallée de la Seine, qui coupe le département en deux
Le fleuve traverse le nord des Yvelines d’est en ouest. Les franchissements sont comptés, et un trajet entre deux communes riveraines peut imposer un long détour. Sur une intervention de nuit, c’est le paramètre qui explique l’essentiel des écarts de délai.
Une part urbaine de 73 %, et un quart de population dispersée
Un habitant sur quatre vit dans une commune de moins de huit mille habitants, souvent sans nom de rue précis à donner. Le point kilométrique de la départementale, un lieu-dit, un croisement identifiable : ce sont ces repères-là qui font gagner du temps, pas une adresse postale.
Des massifs forestiers qui couvrent une large part du territoire
Rambouillet, Marly, Saint-Germain : les forêts des Yvelines sont sillonnées de routes ouvertes et de très nombreuses allées qui ne le sont pas. Une moto arrêtée sur une allée barrée d’une chaîne n’est pas accessible au plateau ; elle doit être amenée jusqu’au goudron le plus proche, et c’est cette distance qui décide du supplément.
Où part la moto une fois chargée
Depuis Versailles, Montigny-le-Bretonneux est à sept kilomètres, Trappes à dix, Saint-Germain-en-Laye à quatorze, Sartrouville, Poissy et Houilles à quinze, Conflans-Sainte-Honorine à vingt-deux, Les Mureaux à vingt-cinq. Mantes-la-Jolie et Houdan sont à trente-huit, Rosny-sur-Seine à quarante-trois et Bonnières-sur-Seine à quarante-sept : au-delà de la quinzaine incluse, ces trajets se comptent au kilomètre.
L’adresse d’arrivée est le paramètre que vous maîtrisez. Le reste, la distance d’approche et l’état de la route, ne dépend pas de vous.
Le choix de l’atelier pèse donc davantage ici que dans les deux autres départements de la zone. Pour une panne à Bonnières ou à Houdan, un garage de Mantes-la-Jolie représente une trentaine de kilomètres de moins qu’un garage de Versailles, soit un écart réel sur la facture. La question mérite d’être posée avant que le camion ne parte, pas après.
Ce qui change entre l’est aggloméré et l’ouest de la vallée
À l’est, sur la bande qui va de Sartrouville à Versailles, on est en banlieue continue : rues denses, parcs de stationnement, circulation permanente. Le camion est vite sur place, mais il peine à se ranger, et le supplément d’accès tombe pour des raisons de manœuvre.
À l’ouest, passé Mantes, et au sud, vers Houdan, Rambouillet ou Allainville, le décor change complètement : des bourgs de trois à cinq mille habitants, des départementales à une voie, des accotements en herbe. Le camion se range sans difficulté, mais il met plus longtemps à venir, et une moto arrêtée là est bien plus difficile à voir de loin. C’est dans ce secteur que le gilet et le retrait derrière l’accotement comptent le plus.
Le chargement et l’arrimage, dans le détail
Ce que le dépanneur fait une fois arrivé
Plateau incliné, rampe au sol, montée au pas et moteur coupé : la séquence est immuable. Elle se termine par l’engagement dans la cale à rail et par quatre sangles à cliquet croisées. Une machine accidentée ne se charge pas de cette façon : la page moto accidentée le détaille.
A13, A12, N12 : qui intervient sur les voies rapides
L’A13, l’A10, l’A12, l’A14 et la N12 dans ses sections à chaussées séparées sont fermées aux dépanneurs privés par la réglementation : borne d’appel ou 112, et rien d’autre. Ailleurs, et la N10 hors sections rapides, la N13 et les départementales du Mantois et du sud du département en sont l’exemple, un dépanneur indépendant intervient normalement.
Cette organisation ne change rien à ce qu’il faut faire dans la minute qui suit l’arrêt. Une moto au bord de la route est un obstacle bas que l’on repère mal. Mettez le gilet, quittez la chaussée, attendez à l’écart et prévenez ensuite.
Un seul interlocuteur pour tout le département
Parce que la couverture est départementale, la question « est-ce que vous venez jusque-là » n’a pas lieu d’être. La bonne question est celle de la commune de dépose, posée dès l’appel.