Les tarifs pratiqués à Poitiers
Deux ordres de grandeur pour Poitiers : 75 à 120 € l’intervention sans chargement, 85 à 140 € le forfait de remorquage. Ce prix inclut l’approche, la mise sur plateau et un rayon d’une quinzaine de kilomètres. Chaque kilomètre en plus coûte 1,20 à 2 €. Ces fourchettes disent l’ordre de grandeur et s’arrêtent là. Le montant réel vous parvient avant le déplacement, et rien ne vous oblige à l’accepter.
Où l’on se situe exactement dépend de deux éléments. Le créneau pèse le plus lourd. Une sortie nocturne, de fin de semaine ou de jour férié se majore de 35 à 60 %. L’autre est l’accès, et il prend ici une forme reconnaissable entre toutes : un plateau ancien qu’on n’atteint que par des rues étroites et une côte, le camion restant en bas. La facture s’alourdit alors de 10 à 50 € : il faut d’abord amener la moto au camion.
La cylindrée n’entre pas dans le calcul : même immobilisation, mêmes points d’ancrage, même temps passé. Les kilomètres et l’accès, eux, se voient. Voir la page prix d’un remorquage moto.
Ce que Poitiers change à une intervention deux-roues
Le plateau, et les rampes qui y montent
Entre le niveau des rivières et celui du centre ancien, il y a une soixantaine de mètres de dénivelé, franchis par un petit nombre de montées assez raides. Une moto en panne en bas ne se remonte pas à la main, même à deux, et un plateau chargé descend ces rampes au ralenti. Dire si vous êtes en haut ou en bas, et par quelle montée on vous rejoint, est le renseignement le plus utile de tous.
Un centre médiéval fermé au camion
Autour de Notre-Dame-la-Grande et du palais, les rues sont étroites, pavées et largement piétonnes. Le plateau n’y entre pas : il se gare sur le boulevard le plus proche et la machine est poussée jusqu’à lui. Ce trajet à pied, parfois de plusieurs centaines de mètres et souvent en pente, est ce qui explique le supplément de manutention sur cette partie de la ville.
Une ville étudiante, donc un parc de petites cylindrées
L’université et les campus donnent à Poitiers une proportion inhabituelle de 50 et de 125, souvent anciens, souvent achetés d’occasion et entretenus au minimum. Les pannes qui en découlent ne sont pas des pannes mécaniques graves : ce sont des transmissions fatiguées, des pneus usés au-delà du raisonnable, des batteries jamais remplacées.
Une commune isolée dans sa couronne
Une seule commune de plus de huit mille habitants se trouve à moins de quinze kilomètres, Buxerolles, à 2,4 km. La suivante est Châtellerault, à 29,3 km, puis Parthenay à 46,8 km. Concrètement, l’agglomération est bien pourvue en garages mais tout ce qui en sort devient une vraie distance, et un rapatriement vers Tours ou Niort ne se traite plus comme un dépannage d’urgence.
Le Futuroscope et les axes du nord
Au nord de la commune, le secteur de Chasseneuil concentre les zones d’activité et le trafic touristique. Les voies y sont rapides, larges, avec de longs accotements où une moto arrêtée reste très visible mais très exposée. Il vaut mieux pousser la machine jusqu’à une desserte latérale avant d’appeler, si elle roule encore.
Les vallées, l’humidité et les feuilles
Les deux vallées gardent l’humidité, et les routes de rive sont bordées d’arbres. En automne, la chaussée y reste grasse longtemps après une averse. Les chutes qu’on relève dans les vallées se ressemblent toutes : une perte d’adhérence en descente, à l’entrée d’une courbe, sur un revêtement qui paraissait sec vu de la selle.
Les pannes les plus fréquentes à Poitiers
La batterie arrive en tête, portée par un parc de petites cylindrées peu entretenues et par des machines qui dorment dehors. Un contrôle au bord de la route suffit à savoir s’il faut la remplacer ou si elle n’était que déchargée, et cette distinction évite un remorquage sur deux.
Viennent ensuite l’usure de transmission, courroie sur les scooters, chaîne sur les motos, et la crevaison. Une courroie rompue interdit même de pousser un scooter : la machine part sur plateau. Ce qui se règle sans chargement est détaillé sur la page dépannage moto.
Le chargement, dans le détail
Ce qui monte d’abord, c’est la machine, par la rampe ou au treuil selon qu’elle roule ou non. Ce qui vient ensuite, c’est la cale à rail, qui pince la roue avant et supprime le besoin de tenir la moto. Enfin les sangles à cliquet, sur les tés de fourche à l’avant et sur des points fixes à l’arrière. Les pièces d’habillage restent en dehors de tout cela. Le cas d’une moto endommagée est traité séparément sur la page moto accidentée.
En pente, le camion se place systématiquement pour charger dans le sens de la montée et jamais en travers de la rue. Sur les rampes du centre, c’est parfois ce qui décide du point de rendez-vous, plus que l’adresse elle-même.
A10, N10, N147 : où l’intervention n’est pas libre
L’A10 borde la commune à l’est, et la N10 comme la N147 comportent des sections aménagées en voie express. Sur ces axes, un dépanneur privé n’intervient pas : l’appel se fait par borne d’appel d’urgence ou par le 112, et c’est l’opérateur agréé qui vient. Sur les départementales, les boulevards et toute la voirie urbaine, l’intervention est libre.
Poussez la machine le plus loin possible du trafic si elle roule encore, enfilez un gilet et attendez de l’autre côté de la glissière, jamais à côté de la moto. Sur la voirie ordinaire, l’intervention n’est soumise à aucune de ces contraintes.
Les minutes qui précèdent l’arrivée du camion
Contact coupé, coupe-circuit basculé si la machine en est équipée. Puis la vraie question : êtes-vous à un endroit sûr ? Si la moto se pousse encore, sortez-la du flot avant tout le reste ; un deux-roues arrêté ne se repère pas de loin, surtout de nuit.
N’essayez pas de relever seul : c’est ainsi qu’on casse un levier ou qu’on se blesse le dos. Une machine couchée hors du passage attend très bien. S’il faut la redresser, à deux, une main à la selle, une au guidon. Sortez la carte grise et prenez deux photos avant le chargement.
Autour de Poitiers
La couronne est courte, et c’est une particularité de cette ville : Buxerolles à 2,4 km est la seule commune de plus de huit mille habitants à moins de quinze kilomètres. Ensuite viennent Châtellerault à 29,3 km, Parthenay à 46,8 km, Thouars à 64,1 km et Niort à 69,9 km. Un transfert vers un garage de l’agglomération tient donc sans difficulté dans les kilomètres compris au forfait, mais un rapatriement vers une autre ville sort immédiatement du cadre : il se traite comme un transport planifié, chiffré au kilomètre avant la réservation.