Les tarifs pratiqués à Saint-Denis
Ordre de grandeur à Saint-Denis : 90 à 125 € pour une intervention sur place, 115 à 135 € pour le forfait de chargement et de déplacement. Le forfait comprend le déplacement du plateau, le chargement de la machine et les dix à quinze premiers kilomètres ; au-delà, le kilomètre supplémentaire est facturé 1 à 2 €. Ces chiffres servent à situer l’ordre de grandeur. Le montant exact est annoncé avant le départ du plateau, et vous pouvez dire non sans que cela coûte quoi que ce soit.
Ce qui fait monter ou descendre le chiffre tient en deux points. L’heure, pour commencer : nuit, week-end et jours fériés font monter la note de 30 à 60 %. L’accès ensuite, et c’est là que Saint-Denis se distingue : une route de bord de mer ou de montagne coupée, avec un détour de plusieurs dizaines de kilomètres. Ce cas ajoute 10 à 50 € de manutention, une part de temps et une paire de bras de plus.
Le poids de la moto n’est presque jamais le sujet : la même cale et les mêmes sangles servent pour un 125 comme pour un trail chargé. Ce qui fait varier la facture, c’est la distance et la difficulté d’accès. Tout est détaillé sur la page prix d’un remorquage moto.
Ce que la géographie dionysienne change à un dépannage moto
Le littoral, les hauts, et une seule route pour relier les deux
Saint-Denis est une ville longue, adossée à la montagne et ouverte sur la mer. Vers l’ouest, la liaison avec Le Port et La Possession passe par la route du littoral, coincée entre la falaise et l’océan ; vers le sud, on grimpe très vite vers La Montagne et le Brûlé, avec des lacets, des dévers et des revêtements humides une grande partie de l’année. Quand une de ces liaisons est basculée ou coupée pour cause de houle, d’éboulis ou de fortes pluies, le détour ne se compte pas en minutes mais en dizaines de kilomètres. Le dépanneur le dit au téléphone avant de partir, plutôt que de découvrir le problème en route.
La pluie, la corrosion et le deux-roues
L’humidité permanente et l’air salin abîment les deux-roues plus vite qu’en métropole : cosses de batterie qui verdissent, connecteurs qui prennent l’eau, chaînes qui rouillent entre deux lavages, disques qui piquent après une semaine d’arrêt. Une bonne part des pannes dionysiennes ne sont pas des pannes mécaniques mais des pannes électriques dues à un contact corrodé, et beaucoup se règlent sur place en nettoyant une cosse.
Les ravines, les radiers et la saison
La ville est tranchée de ravines, et certains franchissements deviennent impraticables après un gros épisode pluvieux. Un deux-roues n’a rien à faire dans un radier submergé, même sur quelques centimètres : le courant se moque du poids de la machine. Si votre moto est en panne de l’autre côté d’un passage inondé, dites-le, cela change l’itinéraire et le délai annoncé.
Les distances, et pourquoi elles comptent ici
Seules quatre communes de plus de 8 000 habitants sont à moins de quinze kilomètres du centre de Saint-Denis. La Possession est à 8 km, Sainte-Marie à 8,2 km, Le Port à 14,6 km, Saint-Paul à 15 km ; ensuite les distances s’allongent nettement. Un transfert vers un concessionnaire du littoral ouest peut donc sortir des kilomètres compris au forfait, ce qui est chiffré au téléphone avant le départ, jamais après.
Les pannes que l’on voit le plus à Saint-Denis
La batterie, d’abord, pour la raison exposée plus haut : ce n’est pas l’âge de la batterie qui la tue ici, c’est la corrosion des contacts et l’humidité. Un nettoyage et un démarrage assisté suffisent souvent, mais il faut ensuite faire vérifier la charge, sans quoi la panne revient à la première semaine d’arrêt.
La crevaison ensuite, sur des chaussées où les gravillons descendent des talus à chaque pluie. Puis la chaîne, particulièrement exposée à la corrosion sur l’île : une chaîne mal entretenue casse rarement sans prévenir, mais quand elle casse, la moto part sur plateau, sans discussion. Enfin la panne sèche, classique sur les scooters qui montent dans les hauts avec le réservoir à moitié plein et consomment bien plus qu’en descente.
Le calage, et pourquoi il décide de tout
La machine est amenée sur le plateau par la rampe quand elle roule encore, au treuil sinon, et sa roue avant vient se bloquer dans une cale à rail qui la maintient droite. Le sanglage se fait aux sangles à cliquet, sur les tés de fourche ou sur les ancrages prévus par le constructeur, avec une paire supplémentaire pour tenir l’arrière. Rien ne repose sur un carénage, un levier ou un commodo, et la fourche n’est comprimée que juste ce qu’il faut pour plaquer la moto sans faire travailler ses joints.
Le trajet retour est aussi soigné que le chargement. Un plateau qui redescend de La Montagne avec une machine mal sanglée est un danger pour tout le monde ; un dépanneur équipé deux-roues le sait, et prend les cinq minutes nécessaires.
Voies rapides : ce que le réseau ne peut pas faire
À La Réunion, le réseau est presque entièrement national et départemental, ce qui est une bonne nouvelle : sur la voirie ordinaire, l’intervention est libre et c’est notre réseau qui se déplace. Sur les sections classées voie express, en revanche, notamment sur les itinéraires littoraux à chaussées séparées, seul l’opérateur désigné du tronçon peut intervenir : il s’appelle par une borne d’appel d’urgence ou par le 112.
Tant que la moto se laisse pousser, mettez-la sur la bande d’arrêt d’urgence ; ensuite, gilet sur le dos et abri derrière la glissière. Sur une route littorale exposée à la houle et au vent, ce n’est pas une précaution théorique.
Ce qu’il faut faire pendant l’attente
Coupez le contact. Si la machine est couchée, ne la relevez pas seul : à deux, en poussant sur la selle et le guidon. Si elle est debout, posez la béquille sur une plaque ou une pièce plate quand le sol est meuble ou détrempé, ce qui est fréquent après une averse. Mettez-vous à l’ombre et hydratez-vous : à Saint-Denis, une attente de trente minutes en plein soleil, en équipement moto, se sent tout de suite.
Prévoyez la carte grise, et faites deux clichés de la moto avant que le dépanneur ne la charge. Elles servent rarement, mais quand elles servent, elles règlent tout.
Autour de Saint-Denis
Les interventions s’organisent principalement vers La Possession (8 km), Sainte-Marie (8,2 km), Le Port (14,6 km), Saint-Paul (15 km), Sainte-Suzanne (15,5 km) et Saint-André (20,1 km) ; plus loin, Bras-Panon est à 21,3 km et Saint-Benoît à 25,2 km. Ces distances sont des distances à vol d’oiseau : sur l’île, la route réelle est toujours plus longue, et c’est elle qui est chiffrée dans le montant annoncé.