Combien coûte un remorquage moto dans l’Eure
La lecture tient en deux temps : entre 75 et 125 € lorsque l’intervention s’arrête là, entre 85 et 140 € lorsqu’elle se poursuit sur la route.
- Deux-roues remis en marche sur place : 75 à 125 €
- Chargement et route jusqu’au garage, dix à quinze kilomètres inclus : 85 à 140 €
- Distance décomptée après la tranche : 1,30 à 1,90 €, le prix se tassant à mesure que la dépose s’éloigne
- Nuit, samedi, dimanche et fériés : + 40 à 60 %
- Endroit dont l’approche se travaille : 15 à 50 €
Y figurent la sortie du plateau, l’arrimage complet et une quinzaine de kilomètres. Le solde du trajet vaut 1,30 à 1,90 €. Sur un département de 109 kilomètres, deux déposes séparées d’une demi-heure de route n’ont pas le même prix, et prétendre l’inverse serait faux.
La ligne horaire vaut 40 à 60 %, la ligne d’approche 15 à 50 € ; cette dernière concerne des lieux comme un lavoir de fond de vallon, au bout d’une venelle sans aire de retournement.
Ces bornes viennent d’un relevé de terrain. Le chiffre qui vous concerne, lui, est établi avant tout déplacement, et le décliner ne coûte rien. Ce que chaque ligne inclut est précisé sur la page des tarifs.
Cinq situations du terrain, chiffrées
Un scooter qui ne repart plus à Évreux
Saint-Sébastien-de-Morsent prolonge le chef-lieu à cinq kilomètres, et l’agglomération se traverse en quelques minutes. Rien ne monte sur le camion dans ce cas, et l’addition s’arrête donc à 75 à 125 €.
Une machine immobilisée au fond d’un vallon
Les vallées secondaires se terminent souvent par une venelle qui dessert un lavoir ou un moulin, sans la moindre aire de retournement. Le montant s’augmente de la ligne d’accès, 15 à 50 €, annoncée avec le reste.
Une casse mécanique à Fiquefleur-Équainville, dépose à Évreux
Soixante-treize kilomètres depuis le chef-lieu, à la pointe nord-ouest, au débouché de l’estuaire. Quinze kilomètres sont dans le forfait de 85 à 140 €, le solde du trajet se règle 1,30 à 1,90 €. Rien n’oblige à viser l’atelier habituel : un professionnel plus proche règle souvent la même panne pour moins de route.
Un transfert de Vernon vers un atelier ébroïcien
Vingt-six kilomètres entre la vallée de la Seine et le chef-lieu, sur un itinéraire régulier. Rien de compliqué techniquement ; la question à se poser est celle de la nécessité du déplacement.
Une chute sans gravité dans le Vexin normand, un dimanche
Les routes du plateau sont droites, bordées de champs ouverts, et les villages y sont espacés de plusieurs kilomètres. La grille applique 40 à 60 % de majoration sur ce créneau, chiffrés à l’appel.
Ce que la géographie de l’Eure change à une intervention
Un fleuve qui traverse en méandres
La Seine décrit dans l’Eure de larges boucles, et les franchissements se comptent : Vernon, Les Andelys, Pont-de-l’Arche, Pont-Audemer. Entre deux ponts, il peut y avoir vingt kilomètres. C’est la contrainte structurelle du département, et elle explique la plupart des écarts entre distance apparente et temps réel.
Cinq cent quatre-vingt-cinq communes, sept villes
C’est le découpage le plus fin du lot après la Côte-d’Or. Sept communes seulement dépassent huit mille habitants, et aucune n’atteint cinquante mille en dehors du chef-lieu. Vingt-trois pour cent de part urbaine : le territoire est un semis de bourgs, avec cent habitants au kilomètre carré.
Trois secteurs qui regardent ailleurs
Gisors, à cinquante-quatre kilomètres, se tourne vers l’Oise et la région parisienne. Pont-Audemer, à cinquante-huit, vers l’estuaire et le Calvados. Bernay, à quarante, vers le Lieuvin et la Normandie intérieure. Aucun de ces trois secteurs ne dépend réellement d’Évreux, et une dépose y suit la logique locale.
Un plateau ouvert et une vallée encaissée
Le Vexin normand et le plateau du Neubourg sont des openfields où le regard porte loin mais où les repères manquent. La vallée de la Seine, à l’inverse, est encaissée entre des falaises de craie, avec une route en fond de vallée et des accès qui montent à flanc.
Quatre rivières secondaires, perpendiculaires au fleuve
L’Iton, la Risle, la Charentonne et l’Andelle descendent vers la Seine en creusant chacune sa vallée. Les routes les suivent volontiers du nord au sud, beaucoup moins d’est en ouest, et un trajet transversal enchaîne les montées et les descentes de coteau. C’est ce qui explique qu’un déplacement de trente kilomètres entre deux bourgs de vallées voisines demande plus de temps que le même trajet le long d’un seul cours d’eau.
Une agglomération voisine qui déborde
Louviers, Val-de-Reuil et Romilly-sur-Andelle, au nord, appartiennent de fait à l’aire d’influence rouennaise. Pour ce secteur, la dépose la plus courte se trouve souvent en Seine-Maritime, et cela ne pose aucune difficulté particulière.
Le marais Vernier et le bord d’estuaire
À l’extrémité nord-ouest, autour de Quillebeuf-sur-Seine et du Marais-Vernier, le terrain devient plat et humide, avec des routes sur digue et des sols meubles de part et d’autre. C’est le seul secteur du département où la portance du sol se pose comme question à part entière.
Cent neuf kilomètres et pas de centre évident
D’Amécourt, au nord-est, à Verneusses, au sud-ouest. Évreux se trouve au sud du département, ce qui allonge mécaniquement toutes les interventions vers la vallée de la Seine et vers l’estuaire.
Un réseau autoroutier qui traverse sans desservir
L’A13 et l’A28 franchissent le département mais leurs échangeurs sont espacés. Entre deux sorties, il faut redescendre sur le réseau ordinaire, ce qui explique qu’une commune située à cinq kilomètres d’une autoroute ne soit pas nécessairement desservie plus vite qu’une commune éloignée.
Où part la moto une fois chargée
Depuis Évreux, Saint-Sébastien-de-Morsent est à cinq kilomètres, Mesnils-sur-Iton à dix-neuf, Gaillon et Le Val d’Hazey à vingt et un, Louviers à vingt-trois, Vernon à vingt-six, Val-de-Reuil à vingt-huit, Les Andelys à trente-deux, Verneuil d’Avre et d’Iton à trente-quatre, Romilly-sur-Andelle et Vexin-sur-Epte à trente-six, Brionne à trente-sept, Grand Bourgtheroulde à trente-huit, Bernay à quarante, Bourg-Achard à quarante-quatre, Étrépagny à quarante-huit, Gisors à cinquante-quatre, Pont-Audemer à cinquante-huit.
La pointe nord-ouest est la plus éloignée : Beuzeville, Quillebeuf-sur-Seine et le Marais-Vernier à soixante-huit kilomètres, Saint-Samson-de-la-Roque à soixante-neuf, Conteville et Saint-Pierre-du-Val à soixante-dix, Manneville-la-Raoult à soixante et onze, Berville-sur-Mer, Fatouville-Grestain et Fiquefleur-Équainville à soixante-treize. Pour ce secteur, Pont-Audemer est le point d’appui, et l’agglomération de Honfleur ou de Lisieux se trouve souvent plus près encore.
Le propriétaire n’a pas besoin d’être présent au déchargement s’il a désigné quelqu’un pour recevoir la machine.
Ce qui change entre la vallée de la Seine et le Lieuvin
Dans la vallée, l’activité est dense. Louviers, Val-de-Reuil, Gaillon et Vernon s’égrènent le long du fleuve, l’A13 double la route de fond de vallée, et les ateliers sont nombreux. La seule difficulté est le franchissement : se tromper de rive coûte vingt minutes, parfois davantage.
Sur les plateaux et dans le Lieuvin, tout s’espace. Les communes sont petites, les distances entre bourgs se comptent en dizaines de kilomètres, et les professionnels du deux-roues sont rares. Le Vexin normand ajoute la difficulté du repérage sur un plateau ouvert où les chemins d’exploitation se ressemblent tous. À l’extrémité nord-ouest, enfin, l’Eure touche l’estuaire et bascule dans une autre géographie, plate et humide, où la question du sol prime sur celle de la distance. Dans les trois cas, la commune seule ne suffit pas : le lieu-dit et la rive font gagner l’essentiel du temps.
A13, A28, N154 : qui intervient sur les voies rapides
L’A13, l’A28, l’A131, l’A139, la N154, la N138 et la N338, sur leurs sections à chaussées séparées, sont soumises à l’exclusivité de l’opérateur agréé, désigné tronçon par tronçon et joignable par la borne d’appel. Sur les routes de fond de vallée, celles du Vexin normand et les départementales du Lieuvin, aucune borne n’est nécessaire : le téléphone fait très bien l’affaire.
Savoir sur quelle voie on se trouve suffit à savoir quoi faire. Un écart franc vaut mieux qu’un écart de principe : quelques dizaines de mètres en amont, derrière la sécurité.
Le chargement et l’arrimage, dans le détail
Ce qu’exige un arrimage correct
La moto entre roue avant la première, s’arrête contre une butée, puis reçoit quatre sangles appuyées sur la partie basse du té supérieur. Le protocole applicable après une chute figure sur la page moto accidentée.
Un seul interlocuteur pour les cinq cent quatre-vingt-cinq communes
Appeler du mauvais côté du département n’existe pas ici : la zone est tenue en entier par la même entreprise.