Combien coûte un remorquage moto en Eure-et-Loir
Une seule grille pour 363 communes, et deux montants dedans : 70 à 120 € d’un côté, 85 à 140 € de l’autre.
- Remise en route obtenue sur site : 70 à 120 €
- Forfait couvrant chargement et trajet, dix à quinze kilomètres inclus : 85 à 140 €
- Route facturée passé le rayon : 1,20 à 2 €, avec une décote qui s’applique dès que la route s’étire
- Appel hors journée ouvrable : + 35 à 60 %
- Lieu réclamant du portage : 10 à 50 €
Trois postes y sont fondus : venir, arrimer, rouler une quinzaine de kilomètres. Le quatrième, la distance, se compte 1,20 à 2 €. La taille du territoire, 102 kilomètres, explique pourquoi il n’y aurait rien à gagner à noyer le kilomètre dans le forfait.
Ces deux postes, et aucun autre, peuvent s’ajouter : l’horaire pour 35 à 60 %, l’approche pour 10 à 50 €, comme dans le cas de un chemin d’exploitation en pleine plaine, qui n’a ni nom ni numéro.
Ces valeurs sont observées, non affichées. Le devis qui vous concerne arrive en amont et n’engage qu’une fois accepté. Une explication complète attend sur la page des tarifs.
Cinq situations réelles et leur facture
Un scooter à l’arrêt dans l’agglomération chartraine
Lucé, Luisant et Lèves sont à quatre kilomètres du centre, Mainvilliers à cinq : l’ensemble se parcourt en quelques minutes. Ce genre d’appel se règle sans emport, pour 70 à 120 €, et le dépanneur repart à vide.
Une machine immobilisée au milieu de la plaine
Les chemins d’exploitation de la Beauce partent de la route tous les quelques centaines de mètres, se ressemblent tous et ne portent ni nom ni numéro. La grille appelle cela un accès difficile et le chiffre 10 à 50 €, avant l’intervention.
Une casse mécanique à Chapelle-Guillaume, dépose à Chartres
Cinquante-huit kilomètres à l’ouest, en plein Perche, sur des routes qui tournent. 85 à 140 € pour charger et parcourir quinze kilomètres, 1,20 à 2 € pour tout ce qui dépasse. Choisir la destination avant de choisir le dépanneur est ce qui change le plus le montant final.
Un transfert de Dreux vers un atelier chartrain
Trente-cinq kilomètres par la N154, entre les deux principales agglomérations du département. Le trajet ne pose aucun problème technique, et son coût se lit d’avance dans la ligne kilométrique.
Une chute sans gravité sur une route du Perche, un dimanche
Entre Nogent-le-Rotrou et Authon-du-Perche, la chaussée serpente entre des haies hautes et des talus, sans accotement utilisable. S’applique alors la ligne de nuit et de jour chômé, 35 à 60 %, connue d’avance.
Ce que la géographie de l’Eure-et-Loir change à une intervention
Un openfield sans repère
À l’est, la Beauce est un plateau céréalier presque sans relief. On y voit très loin mais rien ne se distingue : pas de haie, pas de clocher proche, et des chemins d’exploitation qui se ressemblent tous. Un motard arrêté à deux kilomètres d’un village peut être très difficile à localiser s’il ne donne que le nom de la commune.
Un bocage à l’ouest, exactement inverse
Le Perche est vallonné, planté de haies hautes, parcouru de chemins creux. La visibilité y est courte, une machine arrêtée en sortie de virage est vue au dernier moment, et le temps de route s’allonge sur des distances pourtant modestes. Nogent-le-Rotrou est à cinquante-trois kilomètres de Chartres.
Deux agglomérations à trente-cinq kilomètres
Chartres avec trente-huit mille habitants, Dreux avec trente et un mille et Vernouillet à côté. Sept communes dépassent huit mille habitants sur trois cent soixante-trois, et cinq d’entre elles sont dans l’une ou l’autre couronne. Trente pour cent de part urbaine : tout le reste est rural.
Un département de passage
L’A11 et la N154 le traversent du nord-est au sud-ouest, avec un trafic de transit important vers la région parisienne. Les échangeurs sont bien répartis, ce qui rend la partie orientale rapide à desservir, contrairement au Perche.
Une vallée au sud, autour du Loir
Bonneval à trente et un kilomètres, Châteaudun à quarante-quatre, Cloyes-les-Trois-Rivières à cinquante et un. Cet axe sud suit une vallée peu marquée mais continue, et il constitue un troisième ensemble, tourné vers le Loir-et-Cher.
Une vallée qui traverse le département du sud au nord
L’Eure passe par Chartres, Maintenon et Dreux, et son couloir concentre les bourgs, la voie ferrée et une bonne partie de la circulation locale. C’est l’axe le plus sûr pour se repérer dans un département qui en offre peu : dire que l’on se trouve en amont ou en aval d’une de ces trois villes suffit souvent à situer une machine à quelques kilomètres près.
Le vent sur le plateau
Rien n’arrête le vent d’ouest sur la Beauce, et un deux-roues à l’arrêt sur un accotement y est exposé de façon inhabituelle. Cela ne change pas le prix, mais cela explique qu’un dépanneur choisisse parfois un point de reprise abrité plutôt que le plus proche.
Une frange nord-est très proche de l’Île-de-France
Épernon à vingt et un kilomètres, Maintenon à seize, Auneau-Bleury-Saint-Symphorien à vingt. Ce secteur fonctionne largement avec les Yvelines et l’Essonne, et une dépose y sort régulièrement du département.
Cent deux kilomètres d’une extrémité à l’autre
De Guainville, au nord, à Cloyes-les-Trois-Rivières, au sud. C’est l’étendue la plus faible du lot, et pourtant les temps de route varient fortement selon que l’on se trouve du côté beauceron ou du côté percheron.
Où part la moto une fois chargée
Depuis Chartres, Lucé, Luisant et Lèves sont à quatre kilomètres, Mainvilliers à cinq, Maintenon à seize, Auneau-Bleury-Saint-Symphorien à vingt, Épernon à vingt et un, Bonneval à trente et un, Vernouillet à trente-deux, Dreux et La Loupe à trente-cinq, Brou à trente-six, Senonches à trente-huit, Saint-Rémy-sur-Avre à trente-neuf, Saint-Lubin-des-Joncherets à quarante, Châteaudun à quarante-quatre.
Le Perche ferme la marche : Vald’Yerre à quarante-neuf kilomètres, Cloyes-les-Trois-Rivières à cinquante et un, Saint-Jean-Pierre-Fixte et La Chapelle-Fortin à cinquante-deux, Nogent-le-Rotrou, Souancé-au-Perche et Coudray-au-Perche à cinquante-trois, Authon-du-Perche à cinquante-quatre, Rohaire à cinquante-cinq, Les Étilleux à cinquante-six, Saint-Bomer à cinquante-sept, Chapelle-Guillaume à cinquante-huit. Pour ce secteur, Nogent-le-Rotrou est le point d’appui, et un atelier de la Sarthe ou de l’Orne se trouve parfois plus près.
Le point d’arrivée est fixé dès l’appel ; le changer en route revient à refaire le devis.
Ce qui change entre la Beauce et le Perche
À l’est, la difficulté est le repérage. Les routes sont droites et rapides, les distances se traduisent en minutes, mais le paysage ne donne aucun point d’accroche. Le nom d’un chemin d’exploitation n’existe pas, celui d’un lieu-dit ne dit souvent rien, et c’est la route empruntée avec le sens de circulation qui permet de trouver.
À l’ouest, la difficulté change de nature. Le Perche referme le paysage : les haies masquent, les routes tournent, et un trajet de trente kilomètres demande une demi-heure là où la Beauce en réclamerait vingt minutes. La visibilité courte pose en outre une vraie question de sécurité pour un motard immobilisé, et la consigne de se placer avant la courbe plutôt qu’après y prend tout son sens. Entre les deux, l’agglomération chartraine et l’axe de Dreux concentrent les ateliers, si bien qu’une dépose se décide presque toujours entre ces deux villes, sauf pour la frange nord-est qui regarde l’Île-de-France.
A11, N154, N12 : qui intervient sur les voies rapides
L’A11, la N154 et la N12, sur leurs sections à chaussées séparées, n’admettent pas le dépanneur que vous auriez choisi : sur ces voies, l’enlèvement revient à l’entreprise qui détient le marché de la section. Le reste du territoire, les routes de la Beauce, celles du Perche et les départementales de la vallée du Loir en tête, laisse le choix entier au propriétaire de la machine.
L’endroit où la moto s’est arrêtée dicte à qui vous devez vous adresser, et par quel canal. Trois mots suffisent : gilet, glissière, distance. Ce qui suit relève du dépanneur et de lui seul.
Le chargement et l’arrimage, dans le détail
Tenir une machine sur cent kilomètres de route
Une cale de blocage et quatre sangles à cliquet : la première interdit à la roue de bouger, les secondes interdisent à la machine de basculer. Fourche faussée, aucun ancrage sûr : la page moto accidentée dit ce qui est fait dans ce cas.
Un seul interlocuteur pour les trois cent soixante-trois communes
Le dépanneur qui répond couvre la totalité du territoire : il n’y a ni sous-traitance ni renvoi vers une plateforme.