Le prix d’un remorquage moto en Gironde
Deux chiffres suffisent à couvrir tout ce qui peut arriver à un deux-roues dans la Gironde : 80 à 120 € et 95 à 135 €.
- Intervention au bord de la chaussée : 80 à 120 €
- Transport de la machine, dix à quinze kilomètres inclus : 95 à 135 €
- Kilomètre supplémentaire parcouru : 1 à 2 €, avec un abattement sur les trajets de plus de cinquante kilomètres
- Nuit et jours fériés : + 30 à 60 %
- Difficulté d’accès : 10 à 50 €
Il paie la venue, la fixation et un rayon de dix à quinze kilomètres autour du point de départ. Chaque kilomètre suivant vaut 1 à 2 €. Un territoire de 164 kilomètres se facture forcément au kilomètre passé le rayon du forfait, et c’est la seule façon de rester juste.
S’ajoutent à la grille 30 à 60 % pour une sortie de nuit et 10 à 50 € pour un lieu contraint, une piste de pare-feu du massif landais, meuble sous les roues par exemple.
Ce tableau dit ce qui se pratique alentour. Le vôtre vous est donné au téléphone, et raccrocher reste une option gratuite. La grille entière, avec ses règles de calcul, est sur la page des tarifs.
Cinq situations que le département voit passer
Une casse mécanique sur la route du Médoc
Une seule route descend la presqu’île, et elle traverse tous les bourgs. Depuis Soulac-sur-Mer, il y a quatre-vingt-un kilomètres jusqu’à Bordeaux, dont quinze inclus au forfait de 95 à 135 €. Les soixante-six autres se comptent 1 à 2 € l’unité, et un atelier de Lesparre-Médoc divise l’addition.
Un deux-roues immobilisé sur une piste de pare-feu du massif landais
Le sud-ouest du département est couvert de forêt de pin, quadrillée de pistes sablonneuses meubles sous les roues. Le camion ne s’y engage pas : la machine est ramenée jusqu’à la route, et le supplément d’accès de 10 à 50 € couvre cette manutention, souvent longue.
Une batterie à plat sur un parking du bassin, en saison
Du côté d’Arcachon et de La Teste-de-Buch, les parkings se remplissent dès le matin en été. La relance sur place, 80 à 120 €, y est la meilleure option : elle évite un chargement dans une allée saturée où le plateau ne pourrait pas se retourner.
Une chute sans gravité sur une route de l’Entre-deux-Mers
À l’est, les routes du vignoble sont étroites, bordées de rangs de vigne et de fossés peu profonds. Une machine roulante mais inutilisable est tirée au treuil, et part au forfait. La visibilité y est réduite par les haies : remontez la route avant d’appeler.
Un transfert de La Réole ou de Bazas vers un atelier bordelais
Cinquante-trois à cinquante-cinq kilomètres, dont quinze inclus. Le reste se compte au kilomètre : c’est le trajet type de l’est du département, et il vaut la peine de vérifier s’il existe un garage plus proche à Langon ou à Libourne.
Ce que la géographie de la Gironde change à une intervention
Dix mille trois cent quatre-vingt-un kilomètres carrés
C’est le plus grand département de métropole, et il fait presque deux fois la surface du Var. Aucun point du territoire ne peut être desservi rapidement depuis un centre unique. Le corollaire est simple : sur cette page plus que sur toute autre, le kilométrage jusqu’à l’atelier de dépose est le vrai sujet.
Cinq cent trente-quatre communes, et trente-neuf de plus de huit mille habitants
Les grandes communes forment une couronne serrée autour de Bordeaux, et le reste du département est fait de bourgs viticoles et forestiers. La métropole représente une petite fraction de la surface pour une large part de la population : c’est le déséquilibre le plus marqué du lot.
Cent soixante-quatre kilomètres d’étendue
De Lartigue, au sud, au Verdon-sur-Mer, à la pointe du Médoc, il y a cent soixante-quatre kilomètres. Seul le Nord fait davantage. À cette échelle, une intervention se pense en itinéraire avant de se penser en dépannage.
Un estuaire, un fleuve et une seule métropole pour les franchir
La Garonne, la Dordogne et l’estuaire de la Gironde découpent le département. Les ponts sont concentrés autour de Bordeaux et de Libourne, avec un bac plus au nord. Passer de la rive droite à la rive gauche du Médoc suppose de redescendre presque jusqu’à la métropole.
Un massif forestier qui occupe tout le sud-ouest
La forêt landaise couvre une part considérable du territoire, avec des routes rectilignes bordées de pins sur des dizaines de kilomètres. Il n’y a ni éclairage, ni bâtiment, ni carrefour pour se repérer, et le sol des accotements est sableux. Une moto arrêtée là ne se localise qu’au point kilométrique.
Où part la moto une fois chargée
Depuis Bordeaux, Le Bouscat est à un kilomètre, Cenon et Lormont à cinq, Talence à six, Bègles à sept, Mérignac à huit, Villenave-d’Ornon à dix, Pessac et Gradignan à onze, Saint-Médard-en-Jalles à seize. Au-delà, Lesparre-Médoc et La Réole sont à cinquante-trois kilomètres, Bazas à cinquante-cinq, La Teste-de-Buch à cinquante-six, Pineuilh à soixante-quatre, Grayan-et-l’Hôpital à soixante-quinze, Soulac-sur-Mer à quatre-vingt-un et Le Verdon-sur-Mer à quatre-vingt-six.
La métropole tient dans le forfait, et absolument rien d’autre. Sur ce département, la première question à se poser est donc celle du garage : Lesparre pour le Médoc, Langon ou Libourne pour l’est, Arcachon pour le bassin. Faire remonter une machine de la pointe du Médoc jusqu’à Bordeaux représente soixante-dix kilomètres facturés au-delà du forfait.
Vous décidez du point d’arrivée ; le dépanneur décide de la route. La première décision pèse sur le prix, la seconde sur le délai.
Ce qui change entre la métropole et la pointe du Médoc
Dans la métropole et sur sa couronne, tout se joue vite : le tissu est continu sur une quinzaine de kilomètres, les voies sont nombreuses, et le camion trouve où se ranger sauf dans les rues du centre ancien. Le supplément d’accès y tombe surtout pour des parcs en ouvrage ou des résidences fermées.
Sur la presqu’île du Médoc, la situation est l’inverse exact. Une seule route dessert le nord, elle traverse chaque bourg, et il n’existe pas d’itinéraire de contournement : quand elle est chargée, tout le monde attend. Les propriétés viticoles s’ouvrent sur de longues allées de gravier, et les accès à la côte se font par des pistes sableuses. Le camion vient de loin, il ne peut pas être partout, et le délai annoncé au téléphone est ici la seule chose sur laquelle se fier.
A63, A62, A630 : qui intervient sur les voies rapides
L’A10, l’A62, l’A63, l’A65, l’A89, l’A630, l’A660 et les sections à chaussées séparées de la N89, de la N230 et de la N250 imposent l’opérateur du tronçon, prévenu par la borne orange plantée tous les deux kilomètres ou par le 112. Le régime ordinaire s’applique ailleurs, sur la route du Médoc, les départementales de l’Entre-deux-Mers et celles du massif forestier en particulier, et l’on choisit son intervenant.
Voilà pour qui fait quoi. Le reste dépend de la façon dont on s’est arrêté. Le réflexe utile est de reculer. On enfile le gilet, on s’écarte de la machine, on passe derrière une protection, et on appelle de là.
Le chargement et l’arrimage, dans le détail
Le moment où la machine change de support
Que la machine roule encore ou pas ne change que la façon de la faire monter. Une fois en haut, elle est reçue par la cale à rail et fermée par des sangles à cliquet qui évitent soigneusement les carénages. Ce qui précède suppose une machine intacte ; sinon, voir la page moto accidentée.
Un seul interlocuteur pour les cinq cent trente-quatre communes
Un seul opérateur pour tout le territoire, c’est la réponse à la situation la plus fréquente : la panne loin de chez soi, avec un garage habituel à l’autre bout du département.