Ce que coûte un enlèvement sur plateau à Tourcoing
Les tarifs pratiqués sur la zone de Tourcoing s’échelonnent de 80 à 125 € sur place, et de 105 à 135 € pour un chargement sur plateau. Le déplacement du camion, la mise sur plateau et dix à quinze kilomètres sont inclus ; le kilomètre au-delà est facturé 1 à 2 €. Ces chiffres n’engagent personne tant qu’ils ne vous ont pas été confirmés : le devis vous est donné avant le déplacement, et le refuser ne coûte rien.
Où l’on tombe dans la fourchette dépend de deux choses. Le premier facteur est le créneau : de 18 h à 8 h et pendant les week-ends et jours fériés, on relève une majoration de 30 à 60 %. L’accès ensuite, et c’est là que le secteur a sa particularité : une rue frontalière sans stationnement, où le camion travaille en double file. S’y ajoute 10 à 50 € de manutention, la machine devant être déplacée avant même d’être chargée.
On croit souvent que le poids fait le prix : il ne le fait pas. Un 125 et un gros trail occupent la même place sur le plateau et demandent le même travail. La distance et l’accès, eux, changent tout. Le détail est sur la page prix d’un remorquage moto.
Ce que Tourcoing change à une intervention deux-roues
Une limite d’État à trois minutes de la place
Mouscron commence à moins de deux kilomètres, et beaucoup de motards tourquennois font l’aller-retour sans y penser. La conséquence, elle, mérite d’y penser : notre couverture s’arrête à la limite du territoire français. Un deux-roues bloqué du côté belge relève d’un dépanneur belge, et aucune demande faite ici ne le fera venir. La seule chose qui reste possible depuis la France, c’est de venir récupérer une machine ramenée jusqu’à la frontière, et cela s’organise à l’avance, avec un prix convenu au kilomètre, jamais dans la minute.
Une ville d’usines devenue une ville de rues étroites
Le tissu tourquennois a été façonné par le textile : rues de courées, impasses ouvrières, cours d’anciennes filatures reconverties. Beaucoup de ces accès font moins de trois mètres de large, certains sont fermés par un portail, et un plateau n’y entre pas. Le dépanneur se met sur la rue porteuse et la machine est amenée jusqu’à lui. Donnez le nom de la résidence ou de l’ancien site industriel : à Tourcoing, ces noms sont souvent plus parlants qu’un numéro de rue.
Ce que douze mois d’humidité font à un deux-roues
Ici, ce n’est pas le froid qui use les machines, c’est la durée. Il ne gèle pas longtemps, mais il ne sèche jamais vraiment, et une moto garée dehors toute l’année encaisse trois cents jours d’humidité. Les points faibles sont toujours les mêmes : les contacts électriques, qui verdissent, et la transmission, qui se grippe entre deux graissages. Beaucoup de pannes tourquennoises sont donc des pannes de temps, pas de kilomètres, et elles frappent les machines les moins utilisées autant que les autres.
Les pannes les plus fréquentes à Tourcoing
Ce sont les contacts électriques et la batterie qui remplissent le carnet, dans cet ordre. Un connecteur qui a pris l’eau, une cosse verdie, un contacteur fatigué : les trois donnent le même silence au démarreur, et aucun des trois ne se voit sans ouvrir. Le test sur place tranche en cinq minutes, et dans deux cas sur trois la machine repart sans qu’on ait touché à la batterie.
Ensuite viennent les pneus, malmenés par les raccords de chaussée et les tranchées de chantier, et la panne sèche, sur des petites cylindrées dont on oublie que le réservoir se compte en litres. Le cas qui ne se discute pas est celui de la transmission : une chaîne qui a sauté ou une courroie rompue, et la machine ne fait plus un mètre sans risquer d’y laisser un carter. Elle est chargée, point. Ce qui se règle sans chargement est détaillé sur la page dépannage moto.
Ce que fait le dépanneur, une fois sur place
Rien n’est laissé au hasard : la roue avant entre dans une cale à rail, les sangles à cliquet se fixent sur les tés de fourche ou sur les ancrages du constructeur, et deux sangles arrière bloquent la machine contre le recul. Les points interdits sont toujours les mêmes, carénage, levier, rétroviseur, et la fourche ne se comprime qu’au minimum utile. Une moto tombée ne se charge pas comme une moto en panne : voir la page moto accidentée.
Un détail compte, ici plus qu’ailleurs : le dépanneur ne pose jamais sa rampe sur du pavé bombé. Il recule de quelques mètres jusqu’à un bateau de trottoir ou une entrée carrossable, parce qu’une rampe qui se dérobe pendant la montée coûte un carénage.
Où nous n’avons pas le droit de venir
Les autoroutes du secteur et les voies rapides urbaines de la métropole ont chacune leur opérateur agréé, et lui seul peut y travailler. Ce n’est pas une question de disponibilité mais de règle : un appel direct à un dépanneur privé n’y aboutira jamais. Le bon geste est la borne d’appel orange, ou le 112 depuis un téléphone. Comptez-y aussi les bretelles d’entrée et de sortie, qui suivent le régime de l’axe qu’elles desservent et d’où partent pourtant beaucoup d’appels.
Poussez la moto hors de la chaussée si elle bouge encore, puis abritez-vous derrière la glissière, gilet sur le dos. C’est la règle sur toutes les voies rapides. Partout ailleurs, l’intervention est libre et le dépanneur vient directement à vous.
À faire dès que la demande est envoyée
Premier geste : couper le contact. Deuxième : quitter la chaussée si la machine le permet. Ces deux-là suffisent à écarter l’essentiel du risque pendant les minutes qui suivent.
Laissez une machine couchée là où elle est si elle ne gêne rien, et ne la relevez à deux que si c’est indispensable, une main sur la selle, une sur le guidon. Profitez de l’attente pour sortir la carte grise et prendre deux photos de la moto avant chargement.
Autour de Tourcoing
Vingt-six communes de plus de 8 000 habitants sont à moins de quinze kilomètres, et les premières sont à portée de vue : Mouvaux à 2,4 km, Neuville-en-Ferrain à 3,9 km, Roncq à 4 km, Roubaix à 4,1 km, Wattrelos à 4,2 km, Bondues à 4,4 km, Croix à 5,1 km, Wasquehal à 5,7 km, Marcq-en-Barœul à 6,1 km et Linselles à 6,3 km. Autrement dit, la destination la plus lointaine que vous puissiez choisir dans ce secteur tient encore dans les kilomètres inclus. Précisez en revanche toujours la commune où vous êtes, et pas seulement le quartier : sur ce territoire, on en change sans s’en apercevoir.