Quel prix prévoir pour une intervention à Antony
Il y a deux chiffres à retenir à Antony, et pas davantage : 90 à 130 € si la machine repart d’elle-même, 105 à 130 € si elle part sur le camion. Le montant paie la sortie du camion, le chargement et une quinzaine de kilomètres. Chaque kilomètre en plus se règle 1 à 1,80 €. Ce sont des relevés de terrain, pas un tarif affiché. Le chiffre ferme arrive avant le départ du plateau, et il se refuse sans frais.
Deux critères, pas plus, décident du haut ou du bas de la fourchette. Ce qui joue en premier, c’est l’horaire : une intervention nocturne, de week-end ou de jour férié coûte 30 à 50 % de plus. Vient ensuite l’endroit d’où il faut sortir la machine, souvent un pavillon au fond d’une impasse où le plateau entre mais ne ressort qu’en marche arrière. Il faut y ajouter 15 à 50 € : approcher la moto prend souvent plus de temps que la charger.
Personne ne paie au poids : la méthode d’arrimage ne varie pas d’une machine à l’autre. La facture se joue sur la distance et sur l’accès. Voir la page prix d’un remorquage moto.
Ce qu’Antony change à une intervention deux-roues
La RD920, l’axe qui coupe la ville
L’ancienne nationale traverse Antony du nord au sud et concentre l’essentiel du trafic de transit. Elle est large, roulante et bordée de carrefours à feux, ce qui en fait le lieu privilégié des immobilisations : on y tombe en panne en pleine voie, sans accotement digne de ce nom. Une machine qui roule encore doit être sortie sur une contre-allée ou dans une rue adjacente.
L’A86 et l’échangeur de la Croix de Berny
L’autoroute borde la commune et son échangeur y déverse un trafic constant. Sur l’A86 et ses bretelles, nous n’avons pas le droit d’intervenir : c’est la borne d’appel d’urgence ou le 112, et l’opérateur agréé qui se déplace. La difficulté, pour un motard, est que la frontière entre bretelle et voirie communale n’est pas toujours lisible depuis la selle.
Le pavillonnaire, ses impasses et ses demi-tours
Une large part de la commune est faite de rues résidentielles calmes, souvent en cul-de-sac, où un plateau entre sans difficulté mais ne ressort qu’en marche arrière. Ce n’est pas un obstacle, c’est du temps : quelques minutes de manœuvre, et la nécessité de savoir à l’avance où se trouve la seule aire de retournement.
Le parc de Sceaux et la résidence universitaire
Le nord de la commune est occupé par le parc et par un très grand ensemble de logements étudiants, avec ses voies internes, ses barrières et ses numéros de bâtiment. Une adresse s’y donne par le nom du bâtiment plutôt que par la rue, faute de quoi le camion tourne longtemps entre des allées qui se ressemblent toutes.
La vallée de la Bièvre, et ce qu’elle ramène sur la chaussée
Le fond de vallée draine l’eau de tout le secteur, et après une averse les chaussées basses se couvrent de terre et de gravillons descendus des talus. Une roue avant qui freine là-dessus décroche sans prévenir. C’est une chute de basse vitesse, sans gravité pour le pilote, mais qui immobilise souvent la machine.
Les gares du RER et leurs parcs à deux-roues
Antony compte plusieurs points d’échange où les motos et les scooters stationnent toute la journée, serrés sur des emplacements insuffisants. Les machines s’y retrouvent le soir avec une béquille enfoncée dans le bitume ramolli l’été, ou couchées après qu’un voisin a manœuvré. Ces appels-là concernent une moto qui roule, mais qu’on préfère faire enlever.
Les pannes les plus fréquentes à Antony
La batterie arrive en tête, souvent sur des machines restées plusieurs jours au parc d’une gare. La crevaison suit de près, favorisée par les gravillons de la vallée et par les chantiers de voirie de la RD920.
Viennent ensuite les pannes sèches, plus fréquentes qu’ailleurs sur une commune où l’on parcourt de plus longues distances, et les chutes à basse vitesse sur chaussée sale. La page dépannage moto précise ce qui se règle sans plateau.
La méthode, toujours la même
Tout repose sur la roue avant. Elle entre dans une cale à rail, et la machine devient autoporteuse : le dépanneur a les mains libres pour tendre ses sangles à cliquet vers les tés de fourche, puis pour verrouiller l’arrière. La fourche se comprime à mi-course et pas davantage, sans quoi les joints travaillent pour rien pendant tout le trajet. Une machine tombée ne se charge pas ainsi : la page moto accidentée expose la procédure.
Dans une impasse pavillonnaire, le dépanneur repère d’abord son point de sortie, puis positionne le camion pour n’avoir qu’une seule manœuvre à faire. C’est le genre de détail qui distingue une intervention de vingt minutes d’une intervention de quarante.
A86, RD920, RD986 : ce qui nous est ouvert
L’A86 et ses bretelles, comme la N20 dans sa partie à caractéristiques autoroutières, ne nous sont pas accessibles : on y appelle une borne ou le 112. En revanche, la RD920, la RD986, l’avenue de la Division-Leclerc et l’intégralité des rues de la commune sont ouvertes à l’intervention d’un dépanneur privé, à toute heure du jour et de la nuit.
Éloignez la moto de la voie de circulation si c’est encore possible, franchissez la glissière et attendez derrière, gilet sur le dos. Ne restez jamais entre la machine et le trafic. Sur la voirie ordinaire, aucune de ces restrictions ne s’applique.
Le quart d’heure qui suit l’appel
Contact coupé. Puis, la machine roulant encore librement, poussez-la vers un trottoir large ou une rue perpendiculaire. Un deux-roues arrêté sur la chaussée se voit bien moins qu’une voiture, de jour comme de nuit.
Si la moto est au sol hors de la circulation, laissez-la : le dépanneur la relèvera avec le bon geste et le bon appui. Si elle est en travers, relevez-la à deux, selle et guidon. Pendant l’attente : la carte grise, et deux photos de la machine avant qu’elle ne monte.
Autour d’Antony
Quatre-vingt-trois communes de plus de huit mille habitants sont à moins de quinze kilomètres : Fresnes à 2,2 km, Sceaux à 2,8 km, Verrières-le-Buisson à 3,2 km, Massy à 3,4 km, Châtenay-Malabry à 3,5 km, Bourg-la-Reine à 3,6 km, Chevilly-Larue à 4,3 km, Fontenay-aux-Roses à 4,4 km, L’Haÿ-les-Roses à 4,4 km et Le Plessis-Robinson à 4,4 km. Le tissu reste continu vers le nord et s’ouvre vers le sud sur l’Essonne. Un transfert vers un garage du secteur tient dans les kilomètres compris au forfait, et il faut compter les kilomètres au-delà si vous visez un concessionnaire de Paris.