Le prix d’un remorquage de moto à Lyon
Relevé des montants sur la zone de Lyon : 85 à 125 € sur place, 105 à 135 € pour le forfait plateau. Le forfait inclut la venue du plateau, la mise en place de la machine et dix à quinze kilomètres ; ensuite, 1 à 2 € le kilomètre. Ces montants sont indicatifs : le montant chiffré vous est donné au téléphone avant que le plateau ne parte, et vous restez libre de le refuser sans frais.
Ce qui fait monter ou descendre le chiffre tient en deux points. D’abord l’horaire. Entre 18 h et 8 h, ainsi que les week-ends et jours fériés, la majoration constatée atteint 30 à 60 %. L’accès ensuite, et c’est là que Lyon se distingue : une pente de la Croix-Rousse ou de Fourvière, où l’on ne relève pas une moto seul. Comptez alors 10 à 50 € de manutention en plus, le temps de sortir la machine et de la présenter au plateau.
Un 125 ne coûte pas moins cher à charger qu’un gros cube : même rail, mêmes sangles, même temps passé. Ce sont les kilomètres et l’endroit où la machine s’est arrêtée qui font le montant. La grille complète figure sur la page prix d’un remorquage moto.
Ce que Lyon change pour un deux-roues
La pente, et ce qu’elle interdit
Les montées de la Croix-Rousse et les rampes qui grimpent vers Fourvière comptent parmi les rues les plus raides d’une grande ville française. Une moto qui cale dans une de ces montées ne se pousse pas : le poids joue contre vous, et une machine de deux cents kilogrammes lâchée en pente n’est rattrapable par personne. La règle est simple : bloquez le frein avant, mettez la machine en travers si vous le pouvez, et attendez. Le dépanneur arrivera avec de quoi la treuiller, ce qui est précisément ce que le supplément de manutention couvre.
L’A6 et l’A7 sont devenues M6 et M7
C’est le changement le plus utile à connaître, et personne ne l’écrit sur les pages moto lyonnaises : les anciennes A6 et A7, dans la traversée de l’agglomération, ont été déclassées en M6 et M7. Ce qui était autoroute est devenu voirie métropolitaine. Là où il fallait autrefois appeler l’opérateur autoroutier, un dépanneur privé peut désormais intervenir sur les sections déclassées. En pratique, cela vaut la peine de le préciser au téléphone : le panneau et la numérotation vous disent où vous êtes.
Les tunnels, les quais et les rails
Lyon est une ville d’ouvrages : tunnels sous les collines, quais bas le long du Rhône et de la Saône, rails de tramway dans presque tous les grands axes. Ces trois éléments font tomber les deux-roues pour la même raison, une surface qui change d’adhérence sans prévenir. Certains ouvrages souterrains sont interdits à certaines catégories de véhicules, et le panneau à l’entrée fait foi. Sur les quais bas, ajoutez l’humidité et les feuilles à l’automne.
La Presqu’île, le Vieux-Lyon et l’accès du camion
Entre les rues piétonnes de la Presqu’île et les ruelles pavées du Vieux-Lyon, il existe un périmètre entier où un scooter entre et où un plateau n’entre pas. Le camion se met alors sur le quai ou sur la place la plus proche, et la machine est poussée jusqu’à lui. Donnez la rue exacte et un repère visible : c’est ce qui permet de choisir le point de chargement avant même de partir.
Les pannes les plus fréquentes à Lyon
La batterie arrive en tête, pour une raison très urbaine : beaucoup de démarrages, peu de kilomètres, et des moteurs qui ne montent jamais en température. L’hiver lyonnais, humide et froid, accélère le phénomène. La remise en route sur place suffit presque toujours, mais si la batterie se vide à nouveau en deux jours, c’est la charge qu’il faut faire vérifier.
Vient ensuite la crevaison, sur des pneus sans chambre à air qui perdent leur pression lentement, puis l’embrayage des petites cylindrées qui montent tous les jours à la Croix-Rousse, et enfin la chaîne, qui ne se répare pas au bord de la route. Ce qui se traite sur place et ce qui n’en vaut pas la peine est détaillé sur la page dépannage moto.
Le chargement en pente, et pourquoi il change tout
Le chargement commence par la roue avant : elle vient se loger dans une cale à rail qui tient la machine debout, une fois celle-ci montée par la rampe ou tirée au treuil. Les sangles à cliquet passent ensuite sur les tés de fourche ou sur les ancrages prévus par le constructeur, et une paire arrière empêche la machine de reculer. Ce qui est fragile reste libre : carénages, leviers et commodos ne supportent rien, et la fourche n’est comprimée que le strict nécessaire.
En pente, le chargement se fait toujours dans le sens qui limite l’angle de la rampe, quitte à déplacer le camion de quelques mètres. C’est une minute de plus au moment du chargement, et une machine qui ne touche pas du carénage en montant. La page moto accidentée décrit le cas des machines tombées.
Périphérique et autoroutes : qui a le droit d’intervenir
Sur le boulevard périphérique, sur l’A42, l’A43, l’A46 et les sections restées autoroutières, la loi réserve l’intervention à l’opérateur agréé du tronçon, joignable par une borne d’appel d’urgence orange ou par le 112, et à personne d’autre. Sur les sections déclassées en M6 et M7, en revanche, l’intervention est redevenue possible, comme sur n’importe quel boulevard urbain.
La consigne ne change pas : machine sur la bande d’arrêt d’urgence si elle roule, gilet enfilé, et vous derrière la glissière. Partout ailleurs, quais, pentes, départementales du Rhône, parkings et cours d’immeuble, c’est notre partenaire qui se déplace.
Pendant que le plateau fait route
Coupez le contact, cela ne coûte rien et évite bien des surprises. En pente, n’utilisez pas la béquille latérale côté aval : la machine finira par partir. Si elle est au sol, attendez d’être deux et poussez sur la selle et le guidon, et jamais dans la circulation. Sur un pavé du Vieux-Lyon, glissez une plaque sous le patin de béquille, un joint suffit à la faire basculer.
Carte grise à portée de main, et deux photos de la machine avant le chargement : c’est tout ce qu’on vous demande. Elles servent rarement, mais quand elles servent, elles règlent tout.
Autour de Lyon
Vingt-sept communes de plus de 8 000 habitants sont à moins de quinze kilomètres du centre : Sainte-Foy-lès-Lyon (4,1 km), Villeurbanne (4,5 km), Caluire-et-Cuire (4,6 km), Écully (5,5 km), Oullins-Pierre-Bénite (5,9 km), Bron (6,4 km), Tassin-la-Demi-Lune (6,5 km), Saint-Fons (6,6 km), Francheville (6,7 km) et Vénissieux (7,2 km) en tête. Un transfert vers un concessionnaire de la métropole reste donc largement dans les kilomètres compris au forfait : ce qui coûte du temps à Lyon, c’est la pente et l’accès, pas la distance.