Combien coûte un remorquage moto dans le Rhône
Un seul barème vaut pour les 266 communes : 85 à 125 € si l’on répare au bord de la route, 105 à 135 € si le camion emporte la machine.
- Réparation immédiate sur site : 85 à 125 €
- Chargement au forfait, dix à quinze kilomètres inclus : 105 à 135 €
- Kilomètre en sus : 1 à 2 €, révisé à la baisse au-delà de cinquante kilomètres
- Nuit, dimanche, jours fériés : + 30 à 60 %
- Endroit malaisé : 10 à 50 €
Ce forfait n’est pas seulement un prix de chargement : il inclut l’approche et quinze kilomètres de route. Au-delà, chaque kilomètre revient à 1 à 2 €. Sur 93 kilomètres d’étendue, la distance de dépose devient le premier poste variable de la facture.
La majoration de nuit et de jour férié s’élève à 30 à 60 %, celle d’accès à 10 à 50 € ; cette dernière vise les cas comme une montée pavée de coteau, trop étroite pour qu’un camion y croise.
Ordre de grandeur, rien de plus. Le prix ferme vous est communiqué avant tout déplacement et n’engage qu’une fois accepté. Pour aller au détail, la page des tarifs reprend tout.
Ce que donnent cinq cas fréquents
Une casse mécanique sur une route de col du Beaujolais
À l’ouest, les routes montent par lacets vers des cols à plus de sept cents mètres. La machine part au forfait de 105 à 135 €, et depuis Cours ou Thizy-les-Bourgs il faut compter la cinquantaine de kilomètres jusqu’à Lyon, dont quinze inclus, le reste à 1 à 2 €.
Un scooter à plat sur un parc-relais de l’agglomération
Les pôles d’échange de la couronne lyonnaise accueillent des dizaines de deux-roues à la journée. Une batterie qui ne tient plus la charge s’y révèle au retour du travail : démarrage assisté puis vérification de l’alternateur, 85 à 125 €.
Une moto arrêtée dans une montée pavée de coteau
Les coteaux qui dominent la Saône alignent des montées pavées trop étroites pour qu’un camion y croise. Le plateau se place en haut ou en bas selon le sens, et la machine est amenée jusqu’à lui : 10 à 50 € de supplément d’accès s’ajoutent alors au forfait.
Une chute sans gravité sur une route du vignoble
Les routes du Beaujolais viticole sont étroites, sinueuses et très fréquentées le week-end. Une machine roulante mais inutilisable est tirée au treuil, sans forcer sur la direction, et part au forfait. Le premier geste est de remonter la route au-dessus du virage : la visibilité y est courte des deux côtés.
Un transfert de Villefranche vers un atelier lyonnais
Vingt-six kilomètres séparent les deux villes, dont quinze inclus au forfait. Les onze autres se comptent au kilomètre : c’est un des rares trajets internes du département où l’écart reste modeste, et où le choix de l’atelier importe peu.
Ce que la géographie du Rhône change à une intervention
Deux cent soixante-six communes sur trois mille deux cent cinquante-huit kilomètres carrés
C’est le plus petit département de province du lot, plus resserré que la Seine-et-Marne. Il tient pourtant deux mondes : une agglomération de plus d’un million d’habitants, et un tiers ouest de moyenne montagne où les communes comptent quelques milliers d’habitants.
Quatre-vingt-treize kilomètres d’étendue, d’Aigueperse à Condrieu
Le département est étiré du nord-ouest au sud. Le trajet d’un bout à l’autre ne se fait pas en ligne droite : il faut contourner les monts ou les franchir, et la distance routière dépasse largement la distance mesurée à vol d’oiseau.
Un relief qui monte à plus de huit cents mètres à l’ouest
Les monts du Beaujolais et ceux du Lyonnais forment une barrière continue. Cela signifie des routes en lacets, des demi-tours impossibles pour un camion sur de longues portions, et l’hiver des passages verglacés en versant nord. Le délai annoncé en tient compte, et il n’est jamais le même qu’en plaine.
Deux fleuves qui se rejoignent au centre
Le Rhône et la Saône découpent l’agglomération en presqu’îles et en rives. Les ponts sont nombreux mais saturés aux heures de pointe, et un trajet de quelques kilomètres peut prendre trois fois plus de temps le soir. C’est un paramètre de délai, jamais de prix.
Soixante-quatorze pour cent de part urbaine, concentrée sur un tiers du territoire
Trois habitants sur quatre vivent dans une commune de plus de huit mille habitants, mais ces communes tiennent sur le tiers est du département. Les deux autres tiers sont ruraux, et c’est là que l’adresse se donne au lieu-dit plutôt qu’au numéro de rue.
Où part la moto une fois chargée
Depuis Lyon, Villeurbanne et Caluire-et-Cuire sont à cinq kilomètres, Bron et Oullins-Pierre-Bénite à six, Vénissieux et Vaulx-en-Velin à sept, Rillieux-la-Pape à neuf, Décines-Charpieu à dix, Saint-Priest à onze, Meyzieu à quatorze. Plus loin, Villefranche-sur-Saône est à vingt-six kilomètres, Tarare et Saint-Georges-de-Reneins à trente-cinq, Belleville-en-Beaujolais à quarante, Amplepuis à quarante-six, Thizy-les-Bourgs à cinquante-deux et Cours à cinquante-trois.
Toute l’agglomération tient donc dans les kilomètres inclus, et les monts en sortent. Pour une panne dans l’ouest du département, un atelier de Tarare ou de Villefranche représente vingt à trente kilomètres de moins qu’un garage lyonnais, et cela se lit directement sur la facture.
La destination se décide au téléphone, avant le départ : concessionnaire, garage indépendant, domicile ou fourrière si la moto est retrouvée sur la voie publique. Changer d’avis une fois le camion parti coûte des kilomètres.
Ce qui change entre l’agglomération et les monts
Dans l’agglomération, la difficulté est de se ranger : voies à sens unique, couloirs réservés, stationnement continu, quais fermés certains jours. Le camion est proche mais il perd du temps sur les derniers cent mètres, et la manutention à la main est fréquente.
Dans les monts du Beaujolais et le pays de Tarare, l’intervention se joue sur autre chose. Les routes sont étroites, bordées de murets ou de talus, et un camion ne peut pas faire demi-tour n’importe où : il choisit son sens à l’avance, en fonction de l’endroit exact où se trouve la machine. C’est pourquoi le dépanneur demande toujours de quel côté de la route la moto est arrêtée et s’il y a un élargissement à proximité. En hiver, il demande aussi si le versant est à l’ombre.
A6, A7, A46 : qui intervient sur les voies rapides
L’A6, l’A7, l’A42, l’A43, l’A46, l’A47, l’A89, l’A450 et la N346 ne relèvent pas d’un dépanneur privé : on y appelle une borne d’appel d’urgence ou le 112, et c’est l’opérateur agréé du tronçon qui se déplace. la N7 hors sections rapides et l’ensemble des départementales du Beaujolais et du Lyonnais ne sont soumises à rien de tel, et l’intervention privée y est immédiate.
Cette règle dit qui vient. Elle ne dit rien de ce qu’il faut faire pendant ce temps. Deux erreurs courantes : rester sur la moto, et se tenir entre elle et le trafic. Ni l’une ni l’autre ne pardonnent sur une voie rapide, de nuit surtout.
Le chargement et l’arrimage, dans le détail
Charger sans rien démonter
Roue bloquée : treuil. Roue libre : rampe. Ensuite le protocole se confond, avec l’avant tenu par la cale à rail et la machine ceinturée par quatre sangles à cliquet sans jamais mettre la fourche en butée. Rien de ceci ne s’applique à une moto sinistrée : voir la page moto accidentée.
Un seul interlocuteur pour les deux cent soixante-six communes
Le service est pensé pour un département, pas pour un centre-ville. La machine peut donc être récupérée là où elle est tombée et rendue là où on la répare, quel que soit l’écart.